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Fonds publics - Xavier Kemlin poursuit son offensive juridique contre l’Elysée

Loire le 13 février 2014 - Denis Meynard - Actualités - article lu 1901 fois

La récente annonce du président de la République relative à sa séparation avec Valérie Trierweiler n’a pas calmé les ardeurs de Xavier Kemlin, dans sa croisade en faveur d’un statut juridique pour les épouses et compagnes du chef de l’Etat français.

« Une clarification et une transparence s’imposent sur l’utilisation de fonds publics au profit de l’entourage de François Hollande qui a promis aux Français qu’il serait un président exemplaire », explique-t-il.
Ce descendant des fondateurs du groupe Casino a déposé en novembre dernier une plainte contre Valérie Trierweiler pour « recel de détournement de fonds publics » concernant les frais qu’elle a occasionnés au Palais de l’Elysée, bien que n’ayant pas de lien juridique avec le chef de l’Etat. Son avocat stéphanois, Me André Buffard, estime que « la chambre de l’instruction de la Cour d’appel de Paris va devoir dans son analyse juridique aller au-delà de la démonstration du juge Le Loire », le doyen des juges d’instruction du Pôle financier de Paris, qui estime que les faits dénoncés ne peuvent pas recevoir de qualification pénale.
L’administrateur de sociétés, aujourd’hui domicilié dans la région de Genève, a franchi ces dernières semaines un nouveau pas avec deux nouvelles plaintes contre des personnalités politiques de premier plan qui, selon lui, ont été transmises au Parquet de Paris. La première a été déposée le 13 janvier à la gendarmerie de Moutiers (Savoie) contre François Hollande pour « détournement de fonds publics » au profit de Valérie Trierweiler. Cette plainte évoque aussi un « faux en écriture publique » et une « fraude fiscale » de la part de l’actuel occupant de l’Elysée, pour ne pas avoir effectué de déclaration de patrimoine commun avec cette dernière et ainsi échappé à l’Impôt de solidarité sur la fortune (ISF).
Le 31 janvier, celui qui a annoncé qu’il sera candidat à l’élection présidentielle française de 2017 a franchi un nouveau pas dans son offensive judiciaire. En déposant cette fois une plainte au commissariat de police de Sens (Yonne) pour « recel de détournement de fonds publics » contre Anne Hidalgo (candidate PS à la mairie de Paris, Ndlr) qui, selon lui, aurait un enfant avec François Hollande, qui mobiliserait des officiers de sécurité. Cette plainte vise également l’ancienne compagne du chef de l’Etat Ségolène Royal pour « trafic d’influence », concernant sa nomination à la vice-présidence de la Banque publique d’investissement (BPI), « en dépit de son absence de compétences en gestion des entreprises », explique-t-il.

Denis Meynard



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