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FMI Process mise sur le marché de la crémation

Loire le 24 mars 2014 - Denis Meynard - Agglomération stéphanoise - article lu 2359 fois

FMI Process mise sur le marché de la crémation
Jean-Philippe Desmarecaux vient de rejoindre l'entreprise dans ses nouveaux locaux, à L'Horme (© Denis Meynard)

Depuis sa création en 1971, FMI Process a mis au point et développé plusieurs technologies faisant appel aux très hautes températures.

Parmi elles figurent l’étude et la réalisation avec EDF, de procédés de filtration de rejets gazeux des fours de traitement de déchets et de recyclage des sables de fonderie. Dans les années 2000, le relais a été pris par la construction et l’exploitation de fours à lit fluidisé, sans brique réfractaire, pour le traitement des boues de stations d'épuration. Le premier a été installé sur la station d’épuration de Saint-Chamond, commune où était alors basée l’entreprise. Depuis l’an dernier, la société a déménagé sur la ville voisine de L’Horme, dans un atelier de 2 000 m2 à côté duquel elle a fait construire 800 m2 de bureaux.
Michel Figueras a repris la présidence de l’entreprise en 2002, à la suite d’une longue maladie durant laquelle le groupe SNF, d’Andrézieux-Bouthéon, l’a rachetée. L’orientation dans le brûlage des boues d’épuration a été prise en partant du constat que leur évacuation par la route est couteuse et oblige à mettre en place une noria de camions. Par ailleurs, l’épandage sur des terres agricoles devient de plus en plus difficile à faire accepter par les entreprises agroalimentaires et les consommateurs.

Un manque de courage politique ?

Après Saint-Chamond, d’autres fours de valorisation des boues ont été installés à Aurillac, Romans, Thonon-les-Bains et Saint-Etienne. Par ailleurs, l’entreprise ligérienne exploite celui de la station d’épuration du Grand Lyon, construit par une entreprise concurrente, à Saint-Fons (Rhône). Les dirigeants de FMI Process regrettent que ce marché soit aujourd’hui à l’arrêt, évoquant le manque de courage politique d’élus face aux pressions écologistes opposés à ce procédé d’élimination des boues. Aussi l’entreprise est en train de s’organiser pour orienter cette activité sur l’exportation, après avoir constituée une équipe commerciale dédiée.

Des projets sur Montélimar, Tulle… et Saint-Etienne

2014 doit être marquée par la montée en puissance d’une nouvelle activité démarrée voici deux ans sous la marque FMI Crémation : celle des fours de crématoriums, un marché en développement où peu d’acteurs sont présents en France. Mais de gros opérateurs comme l’américain Matthews Cremation ont renforcé leur présence en Europe, par des acquisitions en Grande-Bretagne et en Italie. « Nous avons construit un premier équipement qui fonctionne depuis décembre Lavilledieu, dans le Sud Ardèche. Nous en installons en ce moment un autre, plus gros, au crématorium du quartier de La Guillotière, à Lyon, géré en régie », explique Michel Figueras qui a des projets sur d’autres villes tels que Montélimar, Tulle et bien sûr Saint-Etienne.
« Le groupe SNF nous a soutenu pour investir dans cette activité en apportant des solutions innovantes par rapport aux technologies actuellement utilisées. Nous avons réalisé le prototype d’un four plus performant construit en béton moulé réfractaire, équipé d’une station de filtration compacte. Ces équipements ont été conçus dans l’optique d’être exportés car la crémation gagne du terrain dans de nombreux pays », déclare le président de FMI Process. Il cite des pays comme l’Espagne qui ont un besoin urgent d’équiper l’ensemble de leurs fours d’unités de filtration et traitement des fumées, d’un coût d’environ 300 000 €. Ce sera obligatoire d’ici 2018 pour ceux de l’Hexagone (120 actuellement). « Aux crématoriums qui traitent des volumes peu importants nous proposons un système de contrôle et d’allumage à distance, via une connexion ADSL, d’un four qui peut s’arrêter et redémarrer en quelques heures », selon Michel Figueras, pour qui « nos solutions qui permettent à des entreprises autres que des sociétés de pompes funèbres de les exploiter, avec des prix de crémation compris entre 600 et 800 €», ajoute-t-il.

Denis Meynard


Un nouveau directeur général

Jean-Philippe Desmarécaux a rejoint début mars l’entreprise FMI Process, où il remplace Ernesto Ibanez aux fonctions de directeur général de cette PME, qui affichait sur 2012 un chiffre d’affaires de 5,8 M€ avec 18 salariés. Après une formation universitaire en sciences de gestion de l’eau et géographie, ce nordiste de 45 ans a effectué sa première partie de carrière dans deux très grosses entreprises, à des fonctions techniques, marketing, puis commerciales. Il était jusqu’alors directeur commercial de la Saur Grand-Est, une subdivision basée à Limonest, dans le Rhône. Au cours des 12 années précédentes, Jean-Philippe Desmarécaux a travaillé au sein de Suez : dix ans chez Degrémont et deux années à la Lyonnaise des Eaux.



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