Fermer la publicité

Florilège 2015 #3 : mars, « chi va piano va sano »

Loire le 03 mars 2015 - Florence Barnola - Musique - article lu 69 fois

Florilège 2015 #3 : mars, « chi va piano va sano »
Charly Jurine. - David Greilsammer

Au sortir de l'hiver, Saint-Étienne du haut de l'une des ses collines va sonner aux sons de mille marteaux à l'occasion du festival Piano passion. Cependant, des soirées tout autant retentissantes vont se dérouler au rythme du blues, du funk et en chanson française, il suffit de suivre le Fil…


« Que c’est beau Vienne » à Saint-Étienne

Vienne a sa cathédrale qui se nomme Saint-Étienne, pourquoi n’aurions nous pas alors un festival piano passion qui s’intitule Vienne ?

Cette 14e édition nous invite dans la capitale autrichienne, celle qui fut le centre de l’Europe musicale des XVIIIe et XIXe siècles. Le pianiste en résidence à l’Opéra Théâtre, David Greilsammer, inaugure ce festival en proposant au travers d’un récital (le 22 mars) et d'une soirée concertos (21 mars) de s'immerger dans les première et deuxième Écoles de Vienne. Le premier concert, « la Grande soirée de concertos », va se jouer avec l’Orchestre symphonique de Saint-Étienne Loire. Seront interprétés tout d’abord des oeuvres apparentées à la première école de Vienne le Concerto pour piano n°20 en ré mineur, K.466, le Concerto pour piano n°1 en ut majeur, op. 15 de Ludwig van Beethoven tout en flirtant avec la seconde école avec la Symphonie op. 21 de Anton Webern. Grande soirée de concertos, David Greilsammer et Orchestre symphonique Saint-Étienne Loire, 
samedi 21 mars à 18h.

Pour autant, le musicien en résidence ligérienne va s’intéresser tout particulièrement aux deux écoles de Vienne, dans « Écoles de Vienne ». Le pianiste nous fera voyager de la fin XVIIIe au début XXe, des prémices du romantisme à sa fin, en faisant dialoguer les compositeurs, les anciens et les modernes. Ainsi pourrons-nous écouter : Variations op. 27 de Anton Webern, Variations en fa mineur de Joseph Haydn, Sonate op. 1 de Alban Berg, Sonate en la majeur « alla turca » de Wolfgang Amadeus Mozart, Six petites pièces op. 19 de Arnold Schoenberg, Six moments musicaux D. 780 de Franz Schubert. Écoles de vienne, David Greilsammer, 
dimanche 22 mars à 15 h.


Coup de projecteur sur les répertoires de Haydn, Mozart, Beethoven, Schubert…. Ces quatre grands noms de la musique classique ont consacré une partie de leur catalogue au clavier. Dans « À la rencontre de Haydn », Jean-Claude Pennetier jouera le 24 mars 
deux Sonates en ut majeur, une Sonate en la bémol majeur et des Variations en fa mineur de Joseph Haydn. En écho, il interprétera la Sonate en la mineur K.310 de Wolfgang Amadeus Mozart (contemporain et ami de Haydn), et une composition de Franz Liszt. L’un des spécialistes de Mozart, Arthur Schoonderwoerd se produira le mercredi 25 mars dans « Mozart œuvres viennoises ». Quant à  David Fray, pour la première fois à Saint-Étienne, rendra hommage à Beethoven et Schubert le dernier soir du festival.

Du 21 au 26 mars, 14e édition du festival Piano Passion à l'Opéra-Théâtre de Saint-Étienne.

 

Du blues du jazz, etc.

Tout d’abord du jazz avec  Lionel Suarez. L’accordéoniste a un tableau de chasse impressionnant : il a joué aux côtés de Claude Nougaro, l’Orchestre national de jazz, Zebda, Bernard Lavilliers… Fait des spectacles avec Clothilde Courau sur Piaf, ou Jean Rochefort. Il vient dans la Loire en trio, avec Kevin Seddiki (guitare et zarb) et Pierre-François Dufour (violoncelle et batterie) nous faire écouter son premier album, Cocanha !. En occitan cela signifie cocagne, en guise de corne d'abondance il va faire chauffer son accordéon le dimanche 8 mars au Fil, à 18 h.
Côté soul, funk and co : le groupe français funk Malted Milk et la chanteuse américaine de soul originaire de Memphis, Toni Green, se sont unis pour un album blues-funk, Green Milk, sorti à l’automne dernier. Cette association marche très bien, avec ces très bons musiciens et cette grande voix soul/blues, en atteste pour exemple Deep Inside ou encore The Weather still fine. Ils passent par Montbrison le 19 mars au Théâtre des Pénitents.

De la chanson française  avec deux guitares et un accordéon…

L’un des grands groupes de chansons françaises de la décennie, La Rue Ketanou vient faire un tour par la capitale ligérienne à l’occasion de son 6e album : Allons voir. La Rue Kétanou joue au Fil, jolie coïncidence, clin d’œil à la rencontre des membres du groupe. C’est en faisant du théâtre à Savigny-sur-Orge au sein de la compagnie du Théâtre du Fil que Olivier Leite, Mourad Musset et Florent Vintrignier ont fait leur premières armes artistiques. Et un jour le trio a constitué la Rue Kétanou parce comme ils ont aimé le dire à leurs débuts « C’est pas nous qui sommes à la rue, c’est la rue Kétanou ».

 

Florence Barnola

 

 



À lire également


Réagir à cet article

Message déjà envoyé Adresse e-mail non valide