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Finances de Grenoble : le résultat de l’audit

Isère le 04 décembre 2014 - La Rédaction - Actualités - article lu 496 fois

Comme lors de la première annonce au mois de juin, Eric Piolle était accompagné mardi dernier de son adjoint aux finances Hakim Sabri.

Le ton était cependant moins rude cette fois, maintenant que les élus ont pu prendre connaissance des résultats de l’audit interne commandé au printemps dernier. Il se trouve que la situation est « moins catastrophique » que prévue, même si le maire persiste : lui et son équipe « sont arrivés à temps ». « Le problème c’est que l’ancienne majorité à favorisé la construction de nouveaux équipements, et le rayonnement de la ville de Grenoble », et de citer comme exemple la halle de tennis, la salle de musique, La belle Electrique, qui va entrer en fonction prochainement, ou l’engagement de la ville dans des compétences qui relèvent de la Métro. « Nous allons retourner vers les Grenoblois et ne pas oublier l’entretien de ce qui existe déjà. » Il faut donc s’interroger sur l’objet de chaque dépense explique le maire, en présentant la rétrospective 2004-2013 des finances de la ville. Et au final les deux élus sont d’accord : la majorité Destot a bien travaillé sur de nombreux mandats, notamment avec le CCAS, mais sur la fin du dernier mandat, elle aurait été moins exemplaire. « Grenoble est l’une des 5 villes de France les plus endettées. On voit clairement « L’effet ciseaux » : les dépenses de fonctionnement augmentent davantage que les recettes de fonctionnement. » Et de citer l’impact de la réforme des rythmes scolaires, et la masse salariale qui ne cesse d’augmenter. D’autant que les dotations de l’Etat se réduisent : -5,2M€ pour la ville de Grenoble qui va se poursuivre jusqu’en 2017, auxquels s’ajoutent les 2M€ supprimés en 2014.
Pour la méthode, il faudra attendre le débat d’orientation budgétaire au mois de janvier, même si la non-augmentation des impôts est d’ores et déjà confirmée. Aujourd’hui, le partage est simple : « La masse salariale représente 140M€, le social 25M€, les associations 25M€, et l’entretien de la ville 60M€ », et il faudra faire des économies.
Dans la soirée, Michel Destot communiquait lui aussi : « J’ai toujours souhaité, durant les 19 ans où j'ai été maire, m'inscrire pleinement dans cette continuité. Je n'ai eu de cesse que d'apaiser, de rassembler afin de créer les conditions d'une ville où il fasse bon vivre. Et que de chemin parcouru depuis 1995 pour changer l'image de Grenoble alors malheureusement gravement entachée, pour en redresser la situation financière très dégradée!  Sur le plan financier, une politique de maîtrise de la dette publique a été engagée. Les dépenses de personnel ont été stabilisées […] Et tout cela en retrouvant une épargne nette positive, permettant ainsi d'investir pour l'avenir. »

C.T.-L.



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