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Feurs : L'assainissement, prochain grand défi pour la commune

Loire le 30 novembre 2014 - Louis Thubert - Forez - article lu 625 fois

Vacances de la Toussaint obligent, cela faisait quasiment deux mois que le conseil municipal ne s'était pas réuni.

Depuis la séance de septembre. Du coup, l'ordre du jour du conseil de novembre, qui s'est déroulé lundi 24, était chargé.
L'un des premiers points abordés a ainsi interrogé l'opposition. Feurs passe une convention avec les entreprises de la Ville qui utilisent ses capacités d'assainissement : à 70 %, selon la mairie, contre 30 % pour les ménages. La Société forézienne d'abattage était concernée par la convention à l'ordre du jour ce soir-là. La société participera aux frais générés, mais c'est sur le coefficient à appliquer à ces frais que les conseillers n'étaient pas d'accord. « Nous sommes surpris par le coefficient de cette convention, a lancé Johann Cesa, membre du groupe d'opposition Génération Feurs. Nous ne sommes pas contre le développement des entreprises, mais comme vous l'avez rappelé, les entreprises utilisent 70 % de la station d'assainissement. Sur le fond, nous ne sommes pas contre cette convention, nous trouvons juste le coefficient trop bénéfique, voilà pourquoi nous nous abstiendrons. »
« Le coefficient est de 0,25 pour ne pas trop pénaliser les entreprises, lui a répondu le maire Jean-Pierre Taite. La Société forézienne d'abattage a fait plusieurs milliers d'euros d'investissement, ce coefficient c'est pour pondérer leurs frais car ils sont pourvoyeurs d'emploi. » Avant d'ajouter : « Une convention approche, avec la société Nigay cette fois-ci. Ils seront les plus gros contributeurs : entre 120 000 et 150 000 €, une somme qu'ils n'avaient jamais payée avant, environ cinq fois ce qu'ils payaient avant. »

Un coût de 9 à 17 M€ pour l'épuration

Henri Nigay, conseiller général et municipal, mais aussi président et directeur technique de l'entreprise Nigay, productrice de caramels, a lui aussi pris la parole : « La convention est établie conjointement avec la Ville de Feurs. » Le groupe Rassemblement Bleu Marine s'est aussi inquiété de ce coefficient. « Y a-t-il des critères, ou ce chiffre est-il issu de la négociation entre le maire et l'industriel ? » a questionné Charles Perrot. « Il n'y a pas de règles, juste une coutume, a indiqué Jean-Pierre Taite. Dans de nombreuses conventions similaires, ce coefficient de 0,25 est adopté. » La question de l'assainissement est cruciale. Les capacités de la ville en terme d'épuration de l'eau sont vétustes : la commune a déjà été mise en demeure par l'Etat. La restauration de la station, ou une nouvelle, coûterait cher : entre 9 et 17 M€.
Cette information est d'autant plus sensible, que le débat d'orientation budgétaire s'est aussi déroulé le 24 novembre. Paul Triomphe, adjoint x finances, a présenté les perspectives économique pour la commune, et elles ne sont pas rassurantes. Le court terme verra une baisse des dotations de l'Etat, pour Feurs comme pour les autres collectivités de cette taille. En 2008, la dotation globale de fonctionnement était de 1,09 M€ pour Feurs. Pour 2015, il faut s'attendre à 738 530 €, soit une baisse d'environ 32 %, presque un tiers. « Il y a un effet pervers : les municipalités diminuent leurs dépenses d'investissement, ce qui met en difficulté les entreprises du BTP notamment. Fabienne Buccio, la préfète de la Loire, a écrit en demandant aux maires d'investir, et sur le fond elle a raison, a déclaré Jean-Pierre Taite. Il faut qu'il y a une souplesse de l'Etat ».
Toutes les nouvelles ne sont pas mauvaises pour les finances de Feurs. L'encours de la dette par habitant est en baisse, et la dette de la ville pourrait être éteinte en 2029 s'il n'y a pas de nouvel emprunt.

Louis Thubert

3 425 € pour les prix du fleurissement

Comme chaque année, la Ville organise un grand concours de fleurissement. Le total des prix est, pour 2015, de 3 425 € (le prix le plus élevé est de 200 €). L'inscription se fait via un coupon disponible à la mairie, pour les personnes et entités désirant participer. Par ailleurs, Feurs s'est vue attribuer cette année sa première « fleur » par le Comité de fleurissement.

La surface du camping va diminuer

Confronté à des difficultés financières, la camping municipal va voir sa surface diminuer. Cela entraine des nouveaux tarifs : des augmentations entre 10 cent et 100 €. Certaines options vont aussi disparaître : plus de forfait mobil home ou caravane à la saison. « Le camping perd de l'argent, comme de nombreux autres en régie dans le département », a relevé le maire, qui n'a ni confirmé ni exclu la possibilité d'une fermeture...

16 logements sociaux chemin des Quatre

Feurs a accordé une garantie d'emprunt à Bâtir et Loger, société de logement social, pour la construction de 16 logements sociaux chemin des Quatre. Le total de l'argent emprunté représente 1 549 429 €, garantis par la Ville à hauteur de 82 %. A la question de Charles Perrot qui mettait en doute la pertinence de développer le logement social alors que Feurs respecte les quotas légaux, Jean-Pierre Taite a invoqué « un équilibre de l'offre de logements », « la possibilité pour les jeunes couples de trouver un premier logement à Feurs ». « On a besoin de vivre ensemble sans se montrer du doigt » a-t-il ajouté.



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