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Festivals : braquez les objectifs sur les sommets !

Isère le 13 novembre 2016 - Caroline THERMOZ-LIAUDY - Cinéma - article lu 39 fois

Festivals : braquez les objectifs sur les sommets !
Rencontres du cinéma de montagne - Extrait de l'affiche des 18ème rencontres du cinéma de montagne

Ils ne sont pas moins de trois ! Trois festivals isérois dédiés au cinéma de montagne, et ils trouvent leur public. Des fondus de glisse, aux amateurs de paysages du bout du monde, des techniciens hors pair aux rêveurs, les spectateurs viennent assister à un défilé d'images venues des cimes, qui font rêver et réfléchir.

Ils ont la même passion, et désormais ils travaillent ensemble. Les trois festivals d’automne isérois : « Fontaine en Montagne », « Les rencontres du cinéma de montagne de Grenoble » et le « Festival international du film de montagne d’Autrans » se sont amusés cette année à faire des ponts entre leurs différentes programmations.

Finie la guerre sur qui aura le meilleur sponsor ou le meilleur film. Forts d’une identité propre à chacun, ils ont choisi de la jouer « collectif ». C’est la commune de Fontaine qui a ouvert le bal début octobre pour sa 30e édition, qui a fait voyager les nombreux spectateurs dans des univers multiples à travers des films, des expositions, des rencontres littéraires, des concerts et des récits d’expédition. Plusieurs soirées affichaient d’ailleurs complet. 

Presque moitié moins vieux, les rencontres du cinéma de montagne de Grenoble débuteront le 15 novembre pour quatre jours. Connu pour être un rendez-vous grand public, il se déroulera pour la seconde fois au Palais des Sports. Ces rencontres s'articulent autour de cinq soirées, dédiées aux films de montagne, en présence de leurs protagonistes et réalisateurs. En plus de la diffusion, ils sont interviewés tous les soirs en direct sur la grande scène. Il plait en particulier aux amateurs d’alpinisme, de grimpe et plus généralement d’aventures humaines.

Les 18e Rencontres Ciné Montagne sont placées sous le signe de la nouveauté avec un format d’interview plus dynamique, et une interactivité avec le public puisqu’il sera invité à poser des questions aux protagonistes via les smartphones pendant les interviews. Au programme, de la grande évasion dès le mercredi 16, entre jungle birmane et les étendues de Sibérie. Un voyage sous terre, à ski et dans les airs, avec entre autres, les projections d'Entre ciel et cimes ou de First steps il Kayah.

Mais aussi du rêve au coin de la rue, avec Géneration Dry (15 novembre) de Pierre Chauffour, qui détaille une activité en pleine expansion depuis quelques années, se développant aujourd’hui un peu partout. Devenue une discipline à part entière, elle nous conduit ici, du couloir des Drus à la grotte de Voreppe. Nos régionaux de l’étape déambulent donc avec crampons et piolets pour vous faire découvrir cette activité hors norme à  deux pas de chez nous.

Enfin du 30 novembre au 4 décembre se tiendra à Autrans le festival international du film de montagne (ou FIFMA), qui mettra en compétition les œuvres présentées, avec un fil conducteur : les pics de folie. Outre la découverte pour le public, l’enjeu pour les réalisateurs, c’est de trouver des distributeurs, des salles de projection… et peut-être de repartir avec un prix. Cette année, sur 240 documentaires reçus, de toutes longueurs (de quelques minutes à plusieurs heures) et de toutes natures (documentaires comme films d’animation), 30 ont été sélectionnés au lieu des 40 habituels.

Un choix assumé par la directrice qui a choisi de « ne pas faire dépasser les 20 heures de visionnage par le jury ». Dans beaucoup de ces films, on sort de la pure compétence sportive, pour offrir des expériences humaines, prenantes, bouleversantes, parfois drôles et pourtant chargées de sens.

Notez aussi des soirées thématiques, telles que « Voyager en zone de conflit », ou une soirée dédiée à Maurice Baquet.

Caroline Thermoz-Liaudy

Programmes  des festivals sur les sites : www.grenoble-montagne.com et www.festival-autrans.com ; voir : aussi fontaine-en-montagne.fr .

Trembler devant Sherpa

Ce sera à n’en pas douter l’un des films les plus attendus et les plus bouleversants du festival. Les quelques extraits de Sherpa, trouble on Everest de Jennifer Peedom, font froid dans le dos. D’abord parce qu’il met en lumière la vie des Sherpas, simples hommes qui ne comptent plus le nombre de fois où ils ont gravi l’Everest. Ils montent pour faire vivre leur famille avec un salaire plus que bas, dans la plus grande rudesse et le plus grand risque. Une prise de conscience d’autant que l’équipe de tournage était présente lors des deux événements les plus meurtriers qu’a connus le sommet mythique : un tremblement de terre et une avalanche faisant pas moins de 15 morts.
 



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