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	<title>L&#039;Essor Affiches</title>
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		<title>La nouvelle image de l’EFMA</title>
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		<pubDate>Tue, 18 Jun 2013 23:00:53 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[A Bourgoin, l’Espace Formation des Métiers de l’Artisanat (EFMA), soigne son image et celle de sa filière. Pour dépoussiérer l’apprentissage, il mise sur un nouveau logo, une nouvelle communication et surtout sur son nouveau bâtiment.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Depuis la rentrée, les apprentis de l’EFMA de Bourgoin ont investi des locaux entièrement rénovés. Aujourd’hui, c’est l’image elle-même de l’école et de la filière que l’EFMA a voulu restaurer. Une nouvelle campagne d’affichage a été lancée. Avec  un nouveau logo, aux 3 pétales jaunes. « C’est symbolique » explique le directeur de l’école Thierry Joseph. « Il est censé refléter une image de dynamisme et de rayonnement. Mais aussi le lien entre les entreprises, les apprentis et l’école ». Côté graphisme, c’est le produit fini qui est mis en avant. On n’y voit ni outil, ni élève…Mais des mannequins coiffés et maquillés, des voitures de luxe, ou encore des assiettes dressés comme dans les grands restaurants. Le nouveau slogan est simple et clair : « Réinventons l’apprentissage » censé montrer que si le savoir faire reste le même il doit s’adapter au nouveau contexte économique ou aux nouvelles technologies.  Il s’agit en fait d’une opération séduction. « Il faut faire comprendre aux jeunes et à leurs parents qu’il est parfois inutile de s’orienter vers des filières universitaires qui peuvent devenir des voies de garage » soutient Georges Burba, président de la chambre de métiers et de l’artisanat de l’Isère. « Ici, les étudiants apprennent un métier et ils apprennent aussi à gérer une future entreprise. 85% des élèves français en apprentissage trouvent un travail en sortant de l’école…Ce chiffre est même de 90% à l’EFMA. Et parmi eux 50% créent leur propre entreprise. » C’est encore un point important de la nouvelle communication. Les centres d’apprentis ne forment pas que des ouvriers, des mécaniciens ou des coiffeurs. Ils créent des futurs auto entrepreneurs, et des futurs employeurs.  Les nouveaux locaux seront inaugurés le 20 septembre prochain en présence de Jean-Jacques Queyranne. « Au vu de la forte contribution de la région dans ce projet, nous voulions que le président soit présent », a expliqué Georges Burba. L’école vieille de 40 ans a été restaurée et un nouveau bâtiment a été construit. Un pôle unique en Isère et dans l’académie de Grenoble, dédiée à la beauté et à la vente.</p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p>Caroline  Thermoz-Liaudy</p>
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		<title>Millery : conférence sur la prévention des cambriolages, avec la Gendarmerie</title>
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		<pubDate>Tue, 18 Jun 2013 23:00:30 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[C’est finalement salle du conseil municipal qu’une trentaine de personnes ont assisté à une conférence sur le prévention des cambriolages. Le capitaine Rousselot, commandant de brigade de la Gendarmerie d’Irigny prodiguait les conseils utiles afin de ne pas inciter les voleurs à entrer dans les maisons ou de retarder au maximum ces intrusions. ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Pour l’année 2012, 26 cambriolages ont été relevé à Millery. Ce sont généralement des bandes bien organisées qui surveillent et profitent d’absences de courte durée pour réaliser leurs méfaits. Bijoux, argent, matériels informatiques et voitures sont particulièrement visés. Les mesures de protection préconisées par la Gendarmerie sont : fermer portes et fenêtres en cas d’absence même de courte durée, ne pas faire entrer de démarcheurs ou personnes suspectes, poser une alarme et surtout compter sur la bonne vigilance que peut apporter le voisinage. En cas de problème, les victimes peuvent remplir un formulaire en ligne. C’est un gain de temps pour le plaignant avec choix de la Gendarmerie où il ira déposer sa plainte. Le maire Marc Cliet exposait le problème Millerot : « Il s’agit d’une dizaine de jeunes désœuvrés, connus, pour lesquels notre action est limitée mais pas inactive… Je privilégie le dialogue à la répression… Un arrêté municipal sera pris interdisant la consommation de toutes boissons alcoolisées sur la voie publique ». Les riverains et usagers de ces espaces squattés commencent à perdre patience.</p>
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		<title>Le centre islamique ne s’installera pas rue des Alliés</title>
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		<pubDate>Tue, 18 Jun 2013 23:00:21 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Le projet d’ouverture d’un centre islamique à Monthieu avait fait grand bruit lorsqu’il avait été annoncé, soulevant des questions de la part des riverains et de l’opposition municipale. On apprend aujourd’hui son annulation, sans plus d’explication. ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>L’Association socio-culturelle et éducative musulmane de la Loire (Ascem 42) a pour mission de faciliter l’accès aux sciences religieuses pour une meilleure compréhension de l’Islam, par des actions sociales, spirituelles et culturelles. C’est pour accueillir ses activités qu’elle avait annoncé, fin 2012, l’ouverture prochaine d’un centre islamique dans le quartier de Monthieu, rue des Alliés. Un projet qui n’était pas du goût de tout le monde et qui avait soulevé les interrogations des riverains, relayées par Gaël Perdriau, conseiller d’opposition, qui avait demandé une réunion publique en présence de l’association pour répondre à leurs questions.  Il évoquait alors des « zones d’ombres autour d’une association qui a organisé par deux fois des événements dans des salles municipales qui n’ont pas vocation à recevoir des manifestations de ce genre ». Il rappelait les visites de cheiks interdits de séjour en France et manifestations interdites aux femmes imputées à l’association. « Il n’est pas question de stigmatiser, poursuivait-il, mais simplement de lever des doutes en toute transparence.»</p>
<p><strong><br />
</strong></p>
<p><strong>Pas de commentaire de la municipalité </strong></p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p>Depuis l’annonce du projet, l’Ascem 42 avait fait un appel aux dons auprès de ses adhérents pour réunir les 340 000 € nécessaires à la réalisation du projet, le compromis de vente ayant été signé quelques mois auparavant. Si elle annonçait au mois d’avril avoir réuni plus de 152 000 €, il semblerait que l’objectif final n’ait pas été atteint à l’échéance, puisqu’elle annonce aujourd’hui sur son site Internet l’abandon du projet. Contactés par téléphone, les responsables de l’association n’ont pas souhaité donner plus d’explications. L’Ascem 42 annonce cependant sur son site Internet qu’elle diffusera bientôt un communiqué pour donner les raisons de l’abandon du projet. Sans doute l’association n’aura-t-elle pas pu réunir les financements nécessaires, qui avaient été revus à la hausse à cause des contraintes d’urbanisme du site. Gaël Perdriau, lui, regrette que « 2 mois ont passé depuis notre demande de réunion publique et nous apprenons aujourd’hui que le projet a été abandonné, sans plus d’explications, par un courrier du 1er adjoint au maire. » La municipalité, quant à elle, indique qu’elle n’a pas de commentaire particulier à faire sur l’abandon du projet, qui appartient à l’association.</p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p>Emilie Massard</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Courzieu : le carillon et son jeune sonneur</title>
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		<pubDate>Mon, 17 Jun 2013 23:00:51 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[A l'occasion de l'obtention par Yoann Mourrat du certificat, avec mention bien, de l'épreuve nationale d'interprétation de la Guilde des Carillonneurs de France, catégorie « Ensemble campanaire », nous avons voulu mieux connaître ce jeune musicien courzerois  et son instrument,  le carillon de l'église.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Yoann Mourrat, 19ans, étudiant en génie électrique, accompagne, suivant les nécessités et ses disponibilités, des messes, cérémonies et fêtes religieuses depuis 5 ans environ ; il donne également un concert pour quelques fêtes plus profanes telles que le 14 juillet, la Fête de la musique, etc&#8230; Il a repris les commandes de cet instrument en succédant à Monsieur Pierre Thizy, aidé de son épouse  Pierrette , dernier « carillonneur » en titre à Courzieu., disparu quinze ans auparavant. Le carillon de Courzieu est constitué de 7 cloches, c&#8217;est pour cette raison que les termes idoines devraient être « ensemble campanaire » pour l&#8217;instrument et « sonneur de cloches » pour l&#8217;interprète (un carillon devant compter plus de 24 cloches minimum), mais qu&#8217;importe, c&#8217;est bien un carillon qu&#8217;entendent les Courzerois, et non de simples cloches ! Celles fondues à Lyon par Burdin en 1899 ont été accordées et installées dans le clocher  pour son inauguration en 1903, rejointes par deux sœurs ainées,  l&#8217;une datant de 1726, classée Monument Historique et  pesant 1 100 kg., et l&#8217;autre datant de 1832. Pour le proche avenir, il est à noter un concert de carillon le 21 juin pour la Fête de la musique, une visite de l&#8217;église et de son clocher le 24 juillet  par l&#8217;office de tourisme du Pays de L&#8217;Arbresle et un dernier concert le 28 juillet (carillon et  harmonium). Dans un avenir plus lointain, Yoann Mourrat nous confie oeuvrer pour l&#8217;ouverture prochaine d&#8217;une souscription destinée à remplacer la cloche qui sonne faux et rajouter deux cloches afin d&#8217;amplifier les possibilités du carillon, vœu partagé semble-t-il par l&#8217;association Patrimoine de Courzieu.</p>
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		<title>L’échéance 2015 ne sera pas respectée</title>
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		<pubDate>Mon, 17 Jun 2013 23:00:38 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[La loi de 2005 a eu ses effets. Pas assez pour que l’accessibilité universelle d’ici 2 ans dans les transports et établissements recevant du public soit respectée dans la Loire. Constat commun de l’APF (Association des paralysées de France) et de la FBTP du département qui reconnaissent toutefois des efforts réels, surtout dans les grandes villes.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>« Non, on y sera pas ». A la question, l’échéance de 2015 sur l’accessibilité fixée 10 ans plus tôt par la loi sera t-elle respectée dans la Loire ?, la réponse d’Alain Chapuis, élu de la FBTP 42, fuse. Sans pour autant noircir le tableau.  A propos des bâtiments, ce chargé de mission nationale des travaux d’accessibilité reconnaît que « sur le handicap moteur et visuel, cela va à peu près pour le neuf. Et même si tout ne sera pas à l’heure, il y a eu de gros efforts, du moins dans les grandes villes, sur les bâtiments des collectivités. Mais on oublie que la loi concerne aussi le cognitif et l’auditif, très mal abordés. »  Rosette Iannuzzo, représentante départementale de l’APF, fait le même constat : « il serait malhonnête de nier les gros progrès. C’est mieux aujourd’hui. Et plus de fauteuils qui peuvent circuler, c’est plus de présence, donc de prise de conscience : un cercle vertueux. Le réflexe a été pris mais pas partout. Les petites communes ont forcément plus de mal : elles n’ont pas, en dessous de 5 000 habitants, l’obligation d’une commission accessibilité. Nous ne sommes pas utopistes : il y a une difficulté économique. Cependant, si on avait pris en compte l’esprit de la loi de 1975 et penser à l’accessibilité dès la conception des bâtiments, il y aurait moins de coûts aujourd’hui.» La note du passage à l’accessibilité serait, par exemple, de 7,35 M€ pour 40 bâtiments communaux existants à Saint-Etienne accueillant du public selon le groupe d’opposition Union pour l’avenir des Stéphanois qui, en février, allumait la majorité sur le sujet en raison d’un palmarès de l’APF faisant perdre des rangs à Saint-Etienne. Pour revenir à la Loire en général, « sur les bâtiments de service public neufs ou anciens, je pense qu’on est pas à la moitié d’accessibilité moteur. Et on oublie vite que la loi exige une accessibilité universelle », insiste la référente de l’APF avant de citer l’exemple grenoblois, et plus généralement l’Isère, « très en avance » sur la question. Alain Chapuis, lui, met en avant la Ville de Rouen pour son accompagnement des travaux dans les commerces. « Dans une moindre mesure, à Feurs, il y aussi un accompagnement. Mais, dans le département, il y a en général une grosse difficulté pour le petit commerce. Ce n’est parfois qu’une marche&#8230; Mais pour le commerçant, l’aménagement peut vite dépasser 5 000 € si on prend en compte tous les handicaps. »</p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p><strong>190 000 € pour l’accessibilité à Roanne </strong></p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p>La loi concerne en effet tous les « ERP », établissements recevant du public. Les transports aussi. Sur ce point, Alain Chapuis salue de grosses améliorations dans les grandes villes. A Roanne, l’agglomération consacre 190 000 € par an à l’accessibilité des transports de la Star. 47 arrêts accessibles sont inscrits dans un guide. 23 bus sur 35 sont désormais équipés pour les usagers handicapés, ainsi que deux minibus en service spécialisé. L’aménagement des arrêts de bus ne pourra lui être résolu « qu’au-delà de 2015 ». A Saint-Etienne 5 M€ ont été investis dans la mise en accessibilité des quais du tram. Métropole achèvera le programme cet été. Concernant le bus, en 2015 « la quasi-totalité du parc sera accessible », assure l’agglomération, la Stas disposant de bus à palettes rétractables et équipés pour les aveugles et malvoyants. 70 à 80 quais devant, eux, être traités cette année après une trentaine en 2012. Enfin, un service adapté à la demande pour les cas les plus lourds a été lancé en janvier : Handistas. « 1,3 € le trajet pour Handistas dont nous réclamions la création sur l’agglo depuis des années, c’est très correct, accorde R. Iannuzzo, En revanche, sur le transport dès que l’on sort des agglomérations, c’est très difficile. Y compris avec les gares SNCF : seule Châteaucreux est accessible. »</p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p>Xavier Alix</p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p>Que dit la loi ?<br />
La loi du 11 février 2005 prévoit une accessibilité obligatoire au 1er janvier 2015 dans habitations neuves et anciennes en cas de travaux importants, les établissements recevant du public et sur « toute la chaîne du déplacement ». Sanctions en cas de non-respect : fermeture de l’établissement, remboursement de subventions publiques, amende de 45 000 € pour les architectes, entrepreneurs et responsable des travaux. Improbable vu le retard que l’État sanctionne en masse. Et si le rapport de Claire-Lise Campion rendu le 1er mars considère que l’échéance de 2015 doit être conservée même s’il est « certain qu’elle ne sera pas respectée », il propose des aménagements de délais. Ce qui inquiète des associations comme l’APF et l’ANPIHM.</p>
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		<title>Entretien/ Jazz à Vienne &#8211; Stéphane Kochoyan : « Innover pour rester leader ! »</title>
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		<pubDate>Mon, 17 Jun 2013 23:00:19 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Le pianiste Stéphane Kochoyan s’apprête à vivre sa deuxième édition de Jazz à Vienne, en tant que directeur. L’occasion de revenir sur son parcours et cette 33e édition. Entretien.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Pouvez-vous vous présenter pour ceux qui ne vous connaissent pas ? </strong></p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p>« Je suis nîmois, j’habitais à Paris depuis l’âge de 20 ans, avant d’être recruté par le Festival Jazz à Vienne.  J’ai commencé dans le jazz en tant que bénévole pour un festival dans les arènes de Nîmes, très tôt. Le festival s’est créé en 1976, j’avais dix ans. J’ai connu le jazz non pas dans les clubs mais à travers ce type de festival et une personne, Guy Labory, saxophoniste amateur et directeur de festivals. J’ai commencé à être pianiste de jazz, à tourner dans le monde entier, à faire des disques. J’ai travaillé avec Stéphane Grappelli, Daniel Humair, Henri Texier, Billy Hart, Woodie Shaw, etc. J’ai fait  plusieurs fois le tour de la planète et joué dans de très grands festivals comme la grande parade du jazz de Nice, le festival de jazz de New Delhi ou de Pékin.</p>
<p><strong><br />
</strong></p>
<p><strong>Vous avez dirigé plusieurs festivals avant Jazz à Vienne, lesquels ? </strong></p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p>J’ai commencé dans la filière d’organisateur de concerts en distribuant des tracts, collant des affiches dans les magasins, vendant des abonnements. Je cherchais des cachets d’aspirine pour les musiciens qui avaient mal à la tête ou qui avait le traque, je balayais la scène, les loges, nettoyais les toilettes. C’est tout naturellement que par la suite, j’ai commencé à créer des festivals. Le premier était à Barcelonnette, en 1994. Jusqu’au jour où je suis devenu directeur du festival de jazz d’Orléans, en 2007. A l’époque j’étais le petit poucet !</p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p><strong>Et donc, vous êtes à la tête de Jazz à Vienne depuis fin 2011… </strong></p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p>Vienne est venu comme un cheminement important. Jazz à Vienne est l’un des plus grands festivals de jazz du monde. Souvent les Isérois n’en sont pas conscients. L’un des grands atouts de Jazz à Vienne, c’est qu’il a lieu dans trois monuments historiques : le théâtre antique, le théâtre à l’italienne transformé en cabaret pour le Club de Minuit et le Jardin de Cybèle. On a certes une programmation internationale de très haut niveau, mais c’est surtout parce qu’il se déroule dans des cadres incroyables que le festival a du succès.</p>
<p><strong><br />
</strong></p>
<p><strong>Y’a-t-il un artiste qui vous a vraiment marqué durant votre carrière ? </strong></p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p>Oui. Une fois, j’ai dû annuler un concert d’Al Jarreau à Barcelonnette, un peu moins d’une heure avant le début. Tout était en place pour jouer, on avait fait rentrer le public. Mais il était malade, on a dû l’évacuer en hélicoptère. Ça m’a touché, parce que j’ai vu quelqu’un qui, à ce moment-là, était dans un état très préoccupant. Trois mois après, son manager m’a contacté, il m’a dit : « Le concert qu’on n’a pas fait on va le faire l’année prochaine ». Ils sont venus dans la même chambre d’hôtel où Al Jarreau avait été malade. Il a fait un concert exceptionnel. C’est quelque chose que je n’oublierai jamais. Ce qui m’avait marqué, c’était la déception du public mais quand un musicien est fatigué, il n’y a pas anguille sous roche, il faut le croire. On a trop l’image de gens immortels et intouchables.</p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p><strong>La programmation 2013 de Jazz à Vienne fait la part belle à la nouvelle génération du jazz, pourquoi ? </strong></p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p>C’est un des trois axes de la programmation, les deux autres étant d’avoir tous les types de jazz et des artistes français. La nouvelle génération est extrêmement foisonnante, créative. Il est de notre responsabilité de trouver des artistes qui vont remplir le théâtre antique dans les années qui viennent et de dénicher les nouvelles grandes personnalités du jazz. Mais on ne veut pas faire de jeunisme. La nouvelle génération, on lui a même fait sa soirée, le 12 juillet… Et il y a également les « set découverte », nouveauté cette année. Ça sera une sorte de « before », qui va permettre aux artistes de s’exprimer et au public de les découvrir. On fait notre boulot en mettant en avant la jeune génération, comme Cécile McLorin, qui a moins de 25 ans et qui est notre artiste en résidence. Trop peu de festivals le font, alors qu’on a besoin de ces artistes pour préparer l’avenir.</p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p><strong>Les scènes gratuites comme celles de Cybèle attirent chaque saison davantage de spectateurs, comment expliquez-vous ce phénomène ? </strong></p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p>Parce qu’on a envie de faire du jazz pour tous. Puis Jazz à Vienne, c’est l’ambiance. Dès mon arrivée ici, j’ai voulu amplifier ce phénomène. Un festival c’est aussi créer des endroits éphémères. C’est important de mettre Vienne au rythme du jazz, de créer une atmosphère où tout le monde peut s’y retrouver. Notre envie, c’est d’aller à la rencontre des gens, de multiplier les initiatives.</p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p><strong>Jazz à Vienne c’est désormais toute l’année, pouvez-vous nous en dire plus ? </strong></p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p>Oui, c’est une marque qui se déplace sur tout le pôle métropolitain, évidemment à Vienne mais aussi à l’auditorium de Lyon dès la prochaine saison, au théâtre du Vellein de Villefontaine, sans oublier le Rhino Jazz sur le territoire de Saint-Etienne Métropole. Ce qui correspondant aux quatre intercommunalités du pôle métropolitain. Cela permet d’aller à la rencontre des publics ; on sait que 80 % des gens qui assistent au festival viennent de la région.</p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p><strong>Le festival a été initié il y a plus de 30 ans, parvenez-vous encore à intégrer des nouveautés ? </strong></p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p>Il faut innover pour rester leader. Cette année, on a mis en place une application internet. Tout le monde peut la télécharger ; vous pouvez créer votre programme idéal… La deuxième innovation, c’est le TER. Pour la première fois, il y aura un TER spécial pour transporter les gens de Jean-Macé ou Perrache à Vienne, et les ramener après le concert.</p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p>Autre chose : on a fait un appel à idées avec ViennAgglo. On a reçu des candidats plus ou moins farfelus. Là arrive quelqu’un qui nous dit : « Je suis en train de créer un siège, un dossier pour les gradins du théâtre antique ». Il s’agit d’un entrepreneur qu’on accompagne, M. Blanchard. C’est un carton qu’on va plier, les coussins Jazz à Vienne s’adaptent dedans. On va tirer 2 500 prototypes qui seront testés par nos abonnés, les partenaires. Une autre idée sera testée au Jazz Mix, un photomaton dans lequel on fera du light painting.</p>
<p><strong><br />
</strong></p>
<p><strong>Qui rêveriez-vous de voir se produire dans le cadre de Jazz à Vienne ? </strong></p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p>Je ne vais pas répondre car on a de plus en plus de concurrents dans ce milieu, qui essaient de faire la même chose que nous et qui vont chercher nos artistes et notre public. On est très vigilants. C’est ça d’être leader. Cette année, on a un ou deux artistes qui nous ont échappé, d’autres qu’on a eus et que personne d’autres n’a obtenus, comme Rodriguez, programmé en première partie de Ben Harper le 5 juillet. C’est une exclusivité française car il ne fera que Paris et Vienne. J’ai décidé d’arrêter de donner des idées aux autres mais en revanche je veux bien qu’on m’en donne ! J’adore les échanges, car on parle de concurrence mais c’est loyal. Je souhaite qu’on puisse rester le grand Jazz à Vienne, innovant, qui déniche les artistes et qui joue son rôle du local à l’international dans l’histoire du jazz. »</p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p>Charlotte Gazarian</p>
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		<title>Nord-Isère &#8211; Un jour pour le marketing  de l’innovation à Villefontaine</title>
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		<pubDate>Sun, 16 Jun 2013 23:00:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>otrojani</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Des entreprises se sont rendues à la 9ème journée de l’innovation de la CCI du Nord-Isère. Son thème, le marketing de l’innovation, s’est décliné autour de stands, ateliers, speed meeting, rendez-vous...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Depuis neuf ans, la CCI veut répondre aux attentes des chefs d’entreprise. Rapidité, efficacité, pragmatisme pour faire d’un projet une réalité, améliorer sa performance industrielle, maintenir sa position concurrentielle, intégrer des services, sécuriser des projets, optimiser son développement et ses coûts… Près de 80 entreprises sont venues à l’événement. Rendez-vous individuels (200), rencontres planifiées ou fortuites, tout peut devenir un accélérateur de temps, d’énergie et limiter les risques encourus, analyser les besoins, détailler son marché. Les dirigeants, quelle que soit la taille de leur société, ont été accueillis par une cinquantaine de partenaires du réseau des experts et financeurs. « L’innovation, c’est quand on fait quelque chose de différent, quand on sort de sa zone de confiance », a précisé Valérie Robin, présidente de la commission stratégie et management de la CCI NI, convaincue que pour se maintenir et réussir, une clé est le marketing de l’innovation. 65 % des échecs ont des causes marketing ou commerciales, alors que l’innovation (technique, organisationnelle, managériale…) est un levier de performance et doit être au cœur des préoccupations des entreprises. Avec ses zones d’incertitudes, la mise sur le marché de produits est un moment redouté. Cette démarche amène ainsi le porteur d’innovation à formaliser son projet pour le communiquer aux partenaires et les convaincre. Une conférence, avec Lionel Charbonnier, consultant en innovation, société Polarise, Brice Cruchon, dirigeant de Dracula technologies et Alexandre Dufour, responsable innovation CCI de l’Ain, a lancé la journée autour de témoignages, expertise, questionnement (Pourquoi innove-t-on ? Pourquoi le client accepterait-il de changer ? Créer de la valeur, c’est quoi ?…).</p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p>CT</p>
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		<title>Francis Thomine, du sport à l&#8217;assurance</title>
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		<pubDate>Sun, 16 Jun 2013 23:00:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>otrojani</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Francis Thomine a eu plusieurs vie professionnelle, du sport à l’assurance, en passant par l’informatique… Un parcours atypique pour celui qui est désormais directeur général de Groupama Rhône-Alpes Auvergne, il a pour ambition de conduire la caisse régionale au premier rang.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Enfant de parents voyageurs, Francis Thomine est né en Algérie, au cœur de l’histoire, en 1962. Issu d’une famille d’agriculteur catalane du côté de son père, un temps instituteur, et d’une mère berrichonne, fille de militaire, « dont le père participa à la Libération de Paris », rien ne le prédestinait au monde de l’assurance.  Après des études « classiques » &#8211; Bac E, Maths Sup, Maths Spé -, le jeune homme entame une carrière de semi-professionnel au Red Star Football Club près de Paris. Mais son père s’y oppose : « Pour lui, ce n’était pas un métier ». Il se plie à la volonté paternelle, poursuit ses études, une maitrise de maths et un BTS électronique en simultané, et devient enseignant au Greta.  Mais à cette époque, le football n’est jamais loin et il rejoint l’équipe corpo d’IBM. A nouveau repéré, il intègre l’Ecole des ventes IBM, « une expérience d’un an extrêmement formatrice ». Diplôme en poche, on lui confie le dossier des J.O. d’Albertville, puis le projet Socrate pour la SNCF, à La Gaude.  A son retour, il travaille pour le secteur de l’assurance. Mais IBM évolue et le responsable grands comptes n’adhère plus aux valeurs de l’entreprise. Il finit par être recruté par Athéna pour se retrouver, par le biais d’OPA successives, chez Generali. Même cause, même effet que chez IBM : Francis Thomine choisit alors Groupama-Gan qui « donne sa chance aux hommes, bien au-delà de la compétence métier ». Pourtant, on essaie bien de le retenir, qu’allait-il faire chez les « agriculteurs » ?  « Je voulais revenir aux sources, je suis un enfant du terroir au cœur et au sang catalan, même si je n’en ai pas l’accent ». En 2001, il devient directeur de la relation client et de la production au sein de Groupama Systèmes d’Information, avant d’en être nommé directeur général, puis voit son périmètre élargi au GIE logistique et à la direction des Achats groupe. En 2011, il est nommé directeur général du GIE Supports et Services (1 700 collaborateurs). Se dessine alors un nouveau défi : assurer une direction générale de caisse régionale. Ce sera Groupama Rhône-Alpes Auvergne. Mais ce ne fut pas simple : dans un système mutualiste et transparent, chaque voix compte. L’homme rentre en campagne, il faut convaincre. « J’ai eu la chance de pouvoir compter sur mon prédécesseur, François Goutagneux, nous partageons des valeurs identiques même si notre mode de management est différent ».  Arrivé à sa tête depuis le 2 avril dernier, ce père de trois enfants compte en préserver l’unité tout en lui redonnant le goût de la reconquête pour en faire, d’ici l’orée 2015, « la 1ère caisse régionale de France en résultat global ». En phase d’observation, il proposera son projet d’entreprise, basé sur « une logique entrepreneuriale et la satisfaction des assurés la plus élevée » en septembre, annonçant, d’ores et déjà, « qu’il n’y aura pas de fermeture de sites ».  Bavard passionnant, s’amusant de l’élitisme et de ses travers, Francis Thomine conserve, de son enfance africaine, de l’Algérie aux confins de l’actuel Burkina-Faso, une devise, « Hakuna Matata », de l’expression swahilie « Hakuna matatizo » signifiant « il n’y a pas de problème » mais surtout que « travailler ensemble dans un but commun, c’est se donner les moyens d’y arriver ». A l’image des Chevaliers de la Table Ronde, dont la maquette trône sur son bureau, ou celle, évidemment, d’une équipe de sport collectif.</p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p>S.B.</p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p><strong>Groupama Rhône-Alpes Auvergne en chiffres</strong></p>
<p>Un chiffre d’affaires avoisinant les 1 Md€ en 2012, une zone couvrant 12 départements, comptant 2 000 salariés, 7 500 élus, neuf sites de gestion et 300 agences commerciales.</p>
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		<title>L’Imprimerie Forézienne en redressement judiciaire</title>
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		<pubDate>Sun, 16 Jun 2013 23:00:05 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[En dépit des gains de productivité permis par ses récents investissements, la PME de Feurs est confrontée à des difficultés.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le secteur de l’impression continue à souffrir dans le département de la Loire, où il reste encore bien représenté. La semaine dernière, c’est la société Imprimerie Forézienne, de Feurs, et Buck Print, la holding détenue par son actionnaire Pascal Buclon, qui ont été placées en redressement judiciaire par le tribunal de commerce de Saint-Etienne, avec une période d’observation de six mois. Créée en 1978, l’entreprise s’est installée en 1989 dans ses 2 600 m2 de locaux actuels. Au départ à la retraite de ses fondateurs et dirigeants, Serge Bertholon et Daniel Duverger, en 2010, l’Imprimerie Forézienne a été rachetée par le Stéphanois Pascal Buclon, également connu pour l’activité de designer en mobilier contemporain qu’il exerce dans le Forez. Ce professionnel de la communication avait auparavant dirigé une agence de publicité, qu’il a revendu à Gutenberg, le groupe dans lequel il est ensuite entré pour développer le département design environnement. Dès 2011, le nouveau dirigeant a procédé au renouvellement du parc informatique. L’année suivante a été marquée par l’engagement de dépenses encore plus importantes. Pour renforcer la productivité d’une PME fonctionnant au maximum de ses capacités, en 3 x 8 avec des machines qui tournent 24 heures sur 24, environ 1,8 M€ a été consacré à l’achat d’une nouvelle presse offset KBA Rapida 106 (cinq couleurs + vernis) pour remplacer une des deux presses de la société. La machine, qui mesure 17 m de long et pèse 54 t, est opérationnelle depuis un peu plus d’un an. Elle dispose d’une capacité de 18 000 feuilles/heure, contre 10 000 feuilles/heure pour la précédente presse.   INT : De 15 à 40 plaques par heure À cet investissement, s’est ajouté l’acquisition d’un nouveau système « Computer to Plate » représentant une enveloppe de plus de 300 000 €, pour passer d’un rythme de création de 15 plaques par heure à 40 plaques. Pascal Buclon invoquait alors les « prix tirés vers le bas qui obligent à produire plus vite ». Le chiffre d’affaires a continué à progresser l’an dernier pour atteindre 5,4 M€, avec 33 salariés. Mais les faibles marges ne suffisent pas à couvrir le montant élevé des investissements de cet imprimeur généraliste (impression de catalogues, plaquettes, dépliants…).  L’Imprimerie Forézienne travaille en grande partie avec des agences, mais aussi en direct avec des entreprises ou des collectivités. La moitié de son activité est réalisée en dehors de Rhône-Alpes, notamment sur la région parisienne. La PME ligérienne, dont la clientèle est majoritairement nationale, a développé des spécificités telles que les produits à encre odorante, les cartes à gratter, les objets publicitaires et le packaging.</p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p>Denis Meynard</p>
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		<title>Les Ursules : au conditionnel pour la CCI</title>
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		<pubDate>Sat, 15 Jun 2013 23:00:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>otrojani</dc:creator>
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		<description><![CDATA[La Chambre de commerce et d’industrie a exprimé en début de semaine son approbation sur le projet municipal (lire notre édition du 31 mai). Un « oui » cependant émaillé de « mais »…]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Ce ne sera pas sans influence sur les Municipales. Il est même presque étonnant de voir la majorité se lancer à 9 mois des élections dans la gestation d’un dossier aussi brûlant. La rénovation des Ursules est un de ces serpents de mer stéphanois qui peut vite étrangler. Objet d’une réunion publique fin mai et d’une concertation achevée le 7 juin, il consiste, sur un ensemble de 17 000 m2, à raser le parking des Ursules pour reconstruire une place commerciale (de 6 500 à 10 000 m2), laissant une perspective visuelle sur l’école des Beaux-Arts et devenant un espace public convivial. De quoi censé attirer des moyennes surfaces de qualité « locomotives ». Le tout accompagné d’un programme résidentiel de standing, contribution pour attirer à nouveau les CSP + et classes moyennes, trop rares à habiter l’hyper centre.   La CCI Saint-Etienne Montbrison a convoqué la presse lundi pour faire part de « son avis de principe favorable ». Pour son président André Mounier, le projet doit permettre de participer à une meilleure attractivité commerciale du centre ville. Et il est urgent de ne pas attendre, les projets commerciaux en périphérie &#8211; réaménagement de Monthieu/Pont de l’Ane et de La Fouillouse/Villars &#8211; étant déjà lancés.  « Sans renforcement de son offre, un profond déséquilibre apparaitra entre le commerce de centre-ville et celui de la périphérie », ajoute la CCI. Selon elle, les commerces sur la zone « hypercentre » (de la rue Gambetta à la préfecture, en incluant les Ursules et, à cet axe nord-sud, les premières rues adjacentes est-ouest) dégagerait déjà un chiffre d’affaires bien moindre par rapport au premier pôle commercial de la Loire La Fouillouse/ Villars : respectivement 264 M€ contre plus de 600 M€. Cet hyper centre arrive ainsi en troisième place devant Centre 2. Situation qui serait très marquée à Saint-Etienne même si, interrogés sur des comparaisons possibles avec d’autres communes, les élus de la CCI ont du mal à donner des exemples. Quoi qu’il en soit, malgré les inquiétudes émises par nombre de commerçants des Ursules (stationnement, nouvelle vague de travaux, risque de départs des « locomotives » déjà là), la chambre, au nom des perspectives à long terme et du « rejet de l’attentisme » est donc favorable au projet.</p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p><strong> Trois conditions</strong></p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p>Elle pose néanmoins trois conditions à sa réussite. L’accompagnement des commerçants avec une nouvelle commission de dédommagement : pas évident quand on sait que le fil rouge du mandat a été de réduire une dette étouffante et aussi en raison des limites légales du dédommagement. La reconquête des catégories socio-professionnelles moyennes-supérieures : c’est-à-une politique de la Ville capable de les amener à résider dans le centre. Et enfin, régler les problèmes d’accessibilité et de stationnement.  Sans doute la plus grosse préoccupation, étant donné la destruction du parking &#8211; 900 places supprimées &#8211; élimine de solutions pour les clients et résidents actuels ou potentiels. La construction d’un parking place Albert-Thomas étant catégoriquement écarté par la mairie, la CCI ne semble pas croire que « Palais de Justice » et « Clapier » agrandi puissent compenser. A t-elle des idées ? Il y a les parkings bientôt libres de la CPAM et Urssaf et, ajoute l’élu J.-C Bancel, « on pourrait utiliser ceux du Zénith et de G-Guichard avec des liaisons gratuites en navettes durant les travaux.»</p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p>Xavier Alix</p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p>Elles craignent « un centre 2 bis » <br />
Les associations Arco, RMC (Révéler ma colline) et SPPEF (Société pour la protection des paysages et de l’esthétique de la France) ont fait part de leur craintes sur un projet qu’elles jugent « partiel et unidimensionnel » et qui pourrait déboucher selon elles sur « un centre 2 bis ». Elles reconnaissent cependant dans le projet « une avancée incontestable » par rapport à celui de 2008/9. « Les Stéphanois retrouvent la place et ne se voient pas frustrés de la contemplation de la colline de l’école de dessin. » Cependant, « l’échéance des élections (…) a certainement amené à se focaliser sur la création d’un centre commercial. L’impasse faite sur les usages futurs de l’école constitue véritablement un élément pénalisant. » (…) L’école de dessin avec sa monumentalité et ses jardins devenant « ainsi de simples annexes, du point de vue de l’usage et de l’esthétique. (…) Le respect des structures patrimoniales préexistantes laisse particulièrement à désirer. La réussite économique ne saurait se fonder sur la seule offre commerciale. » </p>
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