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Fabien Sartre, vocation magistrat

Loire le 09 février 2015 - Marine GRAILLE - Tribunaux - article lu 1602 fois

Fabien Sartre, vocation magistrat
GR - Fabien Sartre nommé juge généraliste en charge de l'application de peines et des mineurs

Après avoir passé un peu plus de 2 ans à la Juridiction interrégionale spécialisée à Nancy, Fabien Sartre revient dans sa région d'origine. En ce début d'année, le jeune magistrat vient d'être nommé juge généraliste en charge de l'application des peines et des mineurs, au TGI de Saint-Etienne.

Sympathique et souriant. Fabien Sartre n’a rien de l’image parfois un peu austère du magistrat. Le jeune trentenaire originaire de Saint-Etienne aime la justice depuis l’enfance. « Lorsque j’étais au collège, mon établissement avait organisé une journée des métiers. A cette occasion, j’ai rencontré un huissier de justice qui m’a donné le goût pour les métiers du droit. J’ai su à ce moment là que je voulais être magistrat et rien d’autre. »

F. Sartre est ambitieux, il sait que pour parvenir à son objectif « rien n’est gagné », mais l’idée de devenir magistrat est bien ancrée dans sa tête. D’ailleurs à l’époque, le jeune homme ne veut pas avoir de choix de secours. Aujourd’hui, il convient d’une certaine forme d’inconscience. « Je ne conseillerai pas à des jeunes de prendre le risque de ne pas avoir d’alternatives à leur idée professionnelle de départ », confie t-il. Pourtant, sa détermination a finalement payé.

Après trois ans passés à Bordeaux pour ses études puis un an et demi de stage au Puy-en-Velay, l’étudiant ligérien devient juge placé. Une fonction de « juge de remplacement » puisqu’il est affecté selon les besoins dans les fonctions de juge d'instruction dans les tribunaux de grande instance qui dépendent de la cour d’appel Lyon. En effet, Fabien Sartre a pu choisir la région dans laquelle il souhaitait exercer. « Pendant deux ans, j’ai été jugé placé à Roanne, Lyon, Bourg-en-Bresse et Villefranche-sur-Saône et j’ai pu occupé différentes fonctions. Cela a été très formateur et m’a obligé a été généraliste. C’était à la fois passionnant et attrayant comme challenge. »

« Un bon juge est un juge serein »

En septembre 2006, Fabien Sartre cesse (pendant un temps) de sillonner la région et obtient son premier poste fixe à Montbrison qu’il conservera pendant trois ans et demi. « C’était merveilleux », se souvient le magistrat. Pourtant en 2011, les tribunaux de grande instance (TGI) de Saint-Etienne et Montbrison fusionnent. L’administration ayant anticipé, F. Sartre revient exercer au TGI stéphanois de 2009 à 2012. Une période pour laquelle il garde là encore de bons souvenirs malgré des manques d’effectifs liés à la carte judiciaire.

Fabien Sartre souhaite passer au grade supérieur. Il décide alors en 2012 d’intégrer une Juridiction interrégionale spécialisée (Jirs). Il sera affecté à Nancy. Dans cette instance juridique, la criminalité en bande organisée est le cœur de cible. Après plus de 2 ans d’un rythme effréné, Fabien Sartre demande à revenir sur Saint-Etienne où il est nommé fin 2014, juge généraliste en charge de l’application des peines et des mineurs. Le magistrat ne se voile pas la face : « aujourd’hui ma fonction ressemble un peu à celle d’un juge placé puisqu’il reste des postes vacants à l’enfance et à l’application des peines.»

Il retrouve, malgré les problématiques d’effectifs, un climat plus serein et équilibré sur le plan personnel et professionnel. « Un bon juge est un juge serein. Cela n’est d’ailleurs pas propre à la profession. Je fais parfois le parallèle avec un pilote quand je prends l’avion. J’espère toujours qu’il est bien et serein dans sa tête car il a ma vie entre ses mains. C’est aussi parfois le cas des magistrats…»

Marine Graille

 

 

Le juge d'application des peines

Le juge d’application des peines (Jap) est un juge spécialisé du tribunal de grande instance chargé de suivre les condamnés à l'intérieur et à l'extérieur de la prison. Le Jap après avis de la commission d'application des peines, peut accorder : des réductions supplémentaires de peine aux condamnés qui ont fait des efforts de réadaptation sociale et des permissions de sortie.

 



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