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Exposition - Devoirs de vacances : incontournables

Loire le 10 juillet 2014 - Béatrice Perrod-Bonnamour - Culture - article lu 233 fois

Exposition - Devoirs de vacances : incontournables
Les acteurs de l'expo jouent les e?le?ves (D.R.)

Bernard Nabaule, président de l’association Changy, Histoire et Patrimoine, a pris place au bureau du maître d’école.

Sur celui-ci deux bouteilles d’encre, une pour la violette (pour les élèves,  l’autre pour l’instituteur).  Proche, le nécessaire à écrire, plumier, porte-plumes et plumes, l’incontournable méthode de première année d’arithmétique de R. Leysenne. Monique Vialla,  qui dirigea l’Ecole des Aqueducs, cheville ouvrière de l’exposition s’est assise  à la place de l’écolier, comme Ninette Debarneau, présidente des Amis du Petit Louvre, et Ginette  Chatillon, vice-présidente. Devant elles,  ardoise avec un crayon (d’ardoise), plumiers et cahiers d’écriture en plein et délié, sans faute, sans tâche.  Au tableau noir inscrite,  la phrase de morale quotidienne : « Le bonheur que l’on a, vient du bien que l’on fait ». Scotchés des buvards. Au sol, le seau à charbon pour le poêle.  Aux murs des cartes de l’Europe physique, de la France de 1905, des gravures d’histoire. Des ouvrages de sciences  voisinent avec des mesures de capacité, la  chaîne d’arpenteur,  la balance de Roberval et un bocal à alcool avec une vipère.  La méthode Bosch en lecture et calcul a fait recette. Il y a aussi des jeux pour les tout petits. « Lecture, écriture étaient liées jadis » explique Jean Marquet, ancien instituteur à la Pacaudière qui  a  prêté sa blouse de maître.
De la salle de classe, passons à l’église. Chasubles aux points de croix ou brodés d’or, aux couleurs du temps liturgiques blanc, vert, violet, rouge.  Dépassent les soutanelles en dentelle pour les plus riches. Des capes sombres évoquent les funérailles. Manipules, étoles,  livres de rituels, bourse dans laquelle on glissait le corporal, voile, cierge pascal, chandeliers rococos, ouvragés… rien n’est trop beau pour Dieu. Sur des cintres, les soutanes rouges et chasuble de dentelles blanches  d’enfants de chœur sont prêtes à s’animer.
Les belles icones non signées comme on le sait, réalisées  avec dextérité par le P. Jean-Luc Darodes, racontent la vie du Christ, dans le couloir d’entrée. Dans un autre registre,  les photos en noir et blanc des Sept Têtes à clics, elles s’affichent lumineuses salle Jeanne Meyer (jusqu’au 31 juillet). Quant aux sculptures d’acier de Scarciello, elles animent les combles.

Béatrice Perrod-Bonnamour


Jusqu’au 31 août. 2,50 € adulte. Gratuit pour les moins de 12 ans.

Monique Vialla publie aux Ed. Thoba’s :  L’Instituteur et le Curé de nos campagnes 1900-1950.  Paru dans la collection Cahiers de recherches historiques sur le Roannais, ce cahier d’écolier fera battre le cœur des nostalgiques de l’ancienne école. Il est écrit à l’encre de la tendresse et à la plume du savoir solide et généreux.



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