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Exposition - De la théorie à la pratique : le cubisme

Isère le 24 avril 2014 - La Rédaction - Nord-Isère - article lu 673 fois

Exposition - De la théorie à la pratique : le cubisme
La maison Ravier expose Albert Gleizes et ses disciples (Burlet, Chevalier, Dangar, Gloria, Le Coultre, Pouyaud, Régny). Hommes et femmes, ils ont participé aux recherches et à l'évolution du cubisme.

Gouaches, pochoirs, poteries… ont été prêtés par la fondation Albert Gleizes, les musées de Grenoble et des beaux-arts de Lyon, des particuliers.

Admirant Cézanne, Gleizes peint des paysages impressionnistes. Dès 1908, il traduit la forme dans un style plus synthétique, rompt avec la perspective descriptive, théorise le cubisme, plus loin que Braque et Picasso. Volumes, multiplicité des points de vue, juxtaposition d’éléments aux formes géométriques fragmentées sont privilégiés. En 1912, une nouvelle conception de l’art pictural est fondée. Le plan du tableau devient l’élément principal de l’image. La démarche aboutit à la peinture en aplat. La couleur fait mouvoir la forme, donne de la profondeur et met en évidence le volume. En 1926, le couple Gleizes achète d’abord un domaine, dont il ne garde que les Méjades, puis s’installe à Moly-Sabata, au bord du Rhône, et ouvre un centre artistique et une communauté de vie. Il reçoit en résidence pour partager son enseignement (Robert Pouyaud, Anne Dangar…). Ils sont potier, tisserand, musicien, écrivain, peintre, sculpteur. En 1939, il retourne aux Méjades. Dans ces lieux, il approfondit ses recherches, leur donnant une teneur spirituelle. En 1947, une exposition, Albert Gleizes, 50 ans de peinture, a lieu à Lyon, une invitation à affirmer sa personnalité créative. Le maître collabore à l’évolution des artistes. « Les lois sont faites pour être dépassées », souligne-t-il, appréciant l’orientation plastique de chacun. Durant les dix dernières années de sa vie, il recourt aux signes graphiques pour structurer le mouvement. Ligne, courbe et spirale animent les compositions. Le spectateur est invité à une dynamique du regard. Le cubisme d’Albert Gleizes remet en question de la peinture classique, participe à la naissance de l’art moderne. En faisant évoluer sa peinture, l’artiste évolue aussi.

CT



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