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Expo : Bourgoin et Jallieu dans la Grande guerre

Isère le 21 novembre 2015 - Arnaud DE JUBECOURT - Expositions - article lu 149 fois

Expo : Bourgoin et Jallieu dans la Grande guerre
Le conservateur du musée et l'archiviste de la Ville présentent l'exposition aux élus

Dans le cadre des commémorations de 14-18, le musée de la Ville de Bourgoin-Jallieu accueille dès le 12 novembre une exposition qui retrace la vie des deux villes de Bourgoin et de Jallieu, (qui ne seront réunies qu'en 1967) depuis l'avant guerre jusqu'à la fin de la guerre. Beaucoup de documents sont présentés qui n'avaient jamais encore été montrés au public.

Depuis des affiches de bal de la veille de la guerre jusqu’aux affiches de bal au nom de la liberté retrouvée cinq ans plus tard, les documents donnent des détails crus et parfois poignants sur ce qu’était la vie dans une ville « de l’arrière » pendant les différentes périodes de la guerre.

Si le front pouvait paraître éloigné, la mobilisation a transformé en quelques jours le visage des deux villes déjà en proie à une crise textile et dont l’une inaugurait tout juste son monument aux mort de la guerre de…1870. De nombreuses lettres témoignent des nouvelles envoyées du front, issues en partie d’une correspondance complète léguée récemment par la famille du sapeur François Gueraud : 175 lettres, soit une par semaine sur toute la durée de la guerre. Différents documents et cartes montrent l’ampleur de la mobilisation industrielle qui suit la « crise des obus », notamment chez Diederichs. De nombreux documents administratifs conservés par les mairies donnent des détails prosaïques qui font frissonner : listes de mobilisation ou de démobilisation, ordres de réquisitions, jugement de condamnation à mort d’un déserteur, inventaire des biens d’un soldat mort au combat, télégramme annonçant la disparition d’un combattant à sa famille donnent une présence particulière à ces évènements déjà lointains. Une partie de l’exposition est consacrée aux hôpitaux de guerre qui ont été démultipliés dans notre région pour accueillir les blessés en surnombre. On découvre aussi les plans des monuments aux morts qui seront effectivement réalisés après la guerre.

En marge de l’exposition, qui est gratuite et dure jusqu’au 6 mars 2016, différentes propositions sont faites pour mieux comprendre l’atmosphère de l’époque : un parcours urbain commenté, des conférences et lectures, des ateliers dont un « s’habiller au temps de la première guerre mondiale » fait le trait d’union avec le passé textile de la ville. C’était il y a 100 ans, mais si l’on se laisse immerger dans l’exposition, c’était hier.

Arnaud de Jubécourt

 



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