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Ex-IUFM : le collectif maintient son opposition au déménagement

Loire le 24 décembre 2014 - Marine GRAILLE - Société - article lu 422 fois

Ex-IUFM : le collectif maintient son opposition au déménagement
Marine Graille - La décision finale de quitter les locaux de la rue de la Richelandière sera prise d'ici le 31 décembre

Dans le cadre d'un projet de transfert du site de l'Espe (ex-IUFM) à Saint-Etienne, Jean-Louis Gagnaire, député et vice-président de la Région, a organisé début décembre pour le personnel et le président de Lyon I, une visite des locaux du lycée Haubtmann. Une visite qui n'a visiblement pas convaincu le collectif...

Début décembre, Jean-Louis Gagnaire vice-président à la Région a organisé une visite du site de l’ex-lycée Haubtmann, en vue de la proposition de transfert de l’ESPE (ex-IUFM). L’objectif : permettre au personnel et à François-Noël Gilly, président de Lyon I dont dépend l’ESPE, de découvrir les bâtiments qui leur sont proposés. Des membres du collectif, composé de employés et d’étudiants, étaient présents et n’ont visiblement pas été convaincus par la faisabilité du projet. Ils ont d’ailleurs fait voter une motion pour marquer leur refus de déménager sur le site. « La structure est correcte, il faut le reconnaître, même si les dernières rénovations qu’elle a subi remontent à une vingtaine d’années. Le problème est davantage dans le fait que ce bâtiment est un ancien lycée et non un établissement universitaire. La superficie n’est pas assez importante. Nous perdrions 30 % de notre surface actuelle », résume Laurent Goubier, membre du collectif.
Préalablement à cette visite, Jean-Louis Gagnaire avait assuré qu’un amphithéâtre serait créé afin d’accueillir les étudiants. « Une vision à la baisse », selon L. Goubier puisque l’Espe dispose actuellement de deux amphithéâtres dans ses locaux de la rue de la Richelandière.
Suite à cette visite, des membres du collectif ont été reçus pour préciser davantage les tenants et aboutissants du projet. « Beaucoup de paroles ont été prononcées et beaucoup d’intentions ont été évoquées mais on en est resté au stade de l’évocation de principe », regrette L. Goubier, qui assure qu’aucun montant n’a été fixé. Cette question du financement reste un point d’interrogation pour le collectif. « M. Gagnaire a simplement assuré que cela n’ira pas au delà de 10 M€. Il est difficile de rendre une décision sur un projet qui n’a pas d’étude chiffrée. »
La décision finale appartient désormais à F.-N. Gilly, qui devait faire connaître son choix d’ici le 31 décembre mais qui, mercredi (jour de bouclage de notre édition), s’était toujours pas positionné.

Marine Graille



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