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Ex-C2FT : suppression de plus de la moitié de l'effectif

Loire le 09 juillet 2015 - Denis Meynard - Industrie - article lu 776 fois

Ex-C2FT : suppression de plus de la moitié de l'effectif
©Denis Meynard - C2FT a demandé une indemnité de 5 MEUR à Audi pour le non-respect de ses engagements contractuels.

Les salariés de l'usine d'Andrézieux-Bouthéon se sont mis en grève mercredi en apprenant que 30 de moins que prévu seront repris par Anderton Castings.

A la suite du jugement du 24 juin du tribunal de commerce de Saint-Etienne arrêtant la cession de C2FT, en cours de redressement judiciaire, les salariés avaient de bons espoirs que 86 d’entre eux puissent conserver leur emploi, parmi les 120 qui travaillent encore dans cette entreprise d’Andrézieux-Bouthéon. Les repreneurs mettaient toutefois des conditions pour la reprise de 30 d’entre eux : un engagement du constructeur PSA à maintenir son niveau de commande actuel sur le second semestre 2015, la prise en charge par les services de l’Etat de la formation des 85 salariés de l’entreprise et la confirmation d’un contrat qui doit devenir effectif début 2016 avec un équipementier américain.

Mardi 7 juillet, l’actionnaire franco-américain d’Anderton Castings (le nouveau nom de C2FT), Pierre Dubeauclard, s’est adressé aux représentants du personnel par Skype, depuis les Etats-Unis. Pour leur annoncer que le futur client américain de l’entreprise ne pouvait pas s’engager avant la date limite du 20 juillet fixée par la Direccte pour la confirmation de l’engagement de l’Etat sur les formations, et par l’administrateur (AJ Partenaires) pour ne pas licencier les 30 personnes concernées. Dès lors, la reprise ne concerne plus que 56 personnes sur un total de 120. Parmi les 64 autres, aucune ne semble disposée à accepter un des dix postes de reclassement proposé par le précédent actionnaire (Sifcor), dans l’Allier ou la Haute-Marne.

L’appel au débrayage pour une durée indéterminée lancé par les syndicats CGT, CFDT et CFE-CGC était suivi mercredi matin, à la prise de poste qui a débuté à 5 h, par 100 % de l’effectif, selon le délégué syndical CGT. Contactée, la direction a fait état des consignes de l’actionnaire : « ne répondre à aucune demande de la presse que nous n’aurions pas nous même sollicitée »… Le spécialiste français des pièces de liaisons au sol en aluminium travaille actuellement à environ 30 % de ses capacités, avec une poignée de clients qui lui sont restés fidèles (Thyssen, Porsche, Bombardier, Fiat et PSA), après la défection d’Audi.

Denis Meynard



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