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Eurexia cherche de nouveaux actionnaires

Loire le 11 septembre 2014 - Denis Meynard - Actualités - article lu 761 fois

Placée en procédure de sauvegarde voici trois mois, l’entreprise de tranchage, conditionnement et négoce de charcuterie sèche Eurexia n’a pas eu le temps d’élaborer le plan de sauvegarde que ses dirigeants souhaitaient soumettre à l’approbation du Tribunal de commerce de Saint-Etienne.

Car la semaine dernière, compte-tenu de l’état de cessation de paiement de la société (qui ne concerne pas la filiale polonaise), la procédure collective ouverte en juin a été convertie en redressement judiciaire.
Les principaux actionnaires et dirigeants que sont Gérard Vial, un des fondateurs de la société, et sa fille Caroline Liucci, semblent avoir renoncé à présenter un plan de continuation. D’où la décision du tribunal de tenter de trouver des repreneurs, avec une date-limite de dépôt des offres auprès de l’administrateur judiciaire, Eric Etienne-Martin, fixée au 15 octobre.
Le PDG, Gérard Vial, 71 ans, dirigeant de cette société qu’il a créée voici une vingtaine d’années, et sa fille Caroline Liucci qui l’a rejoint au poste de directeur général, annonçaient au premier semestre une réorganisation et des allégements de structures pour réaliser des économies sur différents segments de la chaine de production, y compris le transport et la logistique.
Ils avaient aussi exprimé le désir de « trouver de nouvelles solutions face à l’effondrement des marges des produits à marque distributeur », pour cette PME saint-chamonaise d’une quarantaine de salariés. Située dans une région labellisée « zone de montagne », elle voulait notamment développer sa marque propre « Les saveurs d’origine ». Car destinée au rayon frais emballé de la grande distribution, elle est plus qualitative et plus rentable que les marques distributeurs vendues en rayon libre-service, où le prix est un critère déterminant.
Aux difficultés propres au marché du conditionnement de la charcuterie sèche, l’entreprise pourrait avoir souffert de la mésentente entre ses actionnaires majoritaires (la famille Vial) et deux minoritaires. Représentant 42 % du capital, Xavier Kemlin et Gérarld Kempf s’estiment « totalement mis à l’écart ».

Denis Meynard



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