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A 480 : le recours gracieux de la municipalité grenobloise

Isère le 03 décembre 2015 - Caroline THERMOZ-LIAUDY - Collectivités locales - article lu 305 fois

A 480 : le recours gracieux de la municipalité grenobloise
Caroline Thermoz-Liaudy - Jean-PIerre Barbier défend une solution pour désengorger l'accès à Grenoble, Piolle dépose un recours

La mairie de Grenoble a déposé un recours gracieux auprès de Manuel Valls contre des avenants aux conventions passées entre l'Etat et deux sociétés autoroutières en faveur de l'élargissement à deux fois trois voies de l'A 480.

Pour la mairie, il s’agissait avant tout de mettre en cohérence ses discours et ses actes. C’est ainsi qu’elle a déposé un recours gracieux auprès de Manuel Valls contre le décret n°2015-1044 du 21 août 2015, approuvant des avenants aux conventions passées entre l'Etat et la société des Autoroutes Paris-Rhin-Rhône (APRR) et entre l'Etat et la société des Autoroutes Rhône-Alpes (Area) pour la concession de la construction et de l'entretien et de l'exploitation d'autoroutes. Comprenez, en faveur de l’élargissement à deux fois trois voies de l’A480.

Un décret qui, pour le maire, entre en contradiction avec le Schéma d’organisation territoriale (Scot) de la Métro. Qu’Eric Piolle ne portait pas le projet d’élargissement n’était un secret pour personne. Mais de là à déposer un recours, alors que cette fois, le sujet semblait se décanter ! Plus d’un en sont tombés des nues, en première ligne desquels, le conseil départemental, et son président Jean-Pierre Barbier (LR).

« Le dossier de l’A480 revient sur le devant de l’actualité à l’occasion de la Cop 21. C’est un dossier majeur pour Grenoble et le Département. Les positions d’Eric Piolle et d’EELV sont inacceptables alors que l’accès à Grenoble est un frein à l’attractivité de notre territoire depuis trop longtemps. » Et de poursuivre : « Ne rien faire par dogmatisme, conserver le statut quo actuel et brandir la menace d’actions en justice pour faire capoter le projet, c’est inacceptable et irresponsable. Grenoble est en voie de déclassement par la faute d’une politique municipale qui se drape dans les bons sentiments écologiques et sociaux et ne produit en réalité que du décrochage économique ! » Et pour s’opposer encore plus à la voie juridique, le Département argue de choisir la voie de l’action en annonçant pour 2016, l’organisation d’Assises de la mobilité.

Caroline Thermoz-Liaudy
 

 



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