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Eric Laisne à la communication de la Stas

Loire le 13 février 2014 - Mathieu Ozanam - Actualités - article lu 1054 fois

Ce Parisien pur jus, qui a passé sa tendre enfance dans le IXe arrondissement, a commencé sa carrière à la communication de la communauté de communes du Pays d’Oise et d’Halatte, un territoire rural à une soixantaine de kilomètres de la capitale.  Une première expérience formatrice.

« Il y avait tout à faire dans cette intercommunalité de 5-6 personnes, pas plus, à sa création, se souvient-il. J’y suis resté 10 ans, une bonne échelle de temps pour construire sur la durée. »
D’autant plus qu’au début des années 2000 les intercommunalités sont des structures encore récentes dans le paysage des collectivités locales et qu’il faut savoir faire preuve de pédagogie pour expliquer à la population que certaines compétences ont été transférées des communes à la communauté de communes (CC). L’apprentissage sur ce type de poste passe aussi par les relations avec les élus, d’autant plus quand les alternances à la présidence de la CC se succèdent.

Travailler l’image de la Stas

Sa seconde expérience le conduit à Calais en 2010 en qualité de directeur de la communication. Une ville de 80 000 habitants au sein d’une agglomération de 100 000 personnes qui apparaît dans les médias très liés à la question des migrants du camp de Sangatte, à une poignée de kilomètres. « C’est une ville qui a un potentiel énorme et qui est en train de se réveiller, à l’image de ce que je perçois de Saint-Etienne », dépeint Eric Laisne. Comment alors faire parler de sa ville autrement que pour son taux de chômage record ? « Il faut travailler sur l’image, ce qui ne veut pas dire chasser les mauvais souvenirs car cela revient indirectement à les rappeler, mais c’est remettre en valeur ce patrimoine qui existe et que les Calaisiens oublient tellement il fait partie du paysage.  Il y a par exemple un théâtre à l’italienne qui est exceptionnel. Ou encore on peut rappeler que nous sommes à un carrefour européen avec la Belgique toute proche et Londres plus proche que ne l’est Paris. » Et à Calais comme à Saint-Etienne, une cité internationale vient faire le lien entre les savoir-faire du passé et l’avenir vers lequel la cité des Bourgeois veut se projeter avec sa cité de la dentelle et de la mode.
Mais c’est désormais à Saint-Etienne qu’Eric Laisne a posé ses valises. Il veut travailler sur l’image de la Stas comme faisant partie de l’identité stéphanoise, avec un service de tramway qui ne s’est jamais interrompu depuis sa création en 1881. Et les yeux de celui qui s’était préparé à être professeur d’arts plastiques pétillent quand il évoque le projet d’exposition que la Stas est en train de préparer avec la Cité du design. Rendez-vous en mai pour découvrir « L’île, un récit composé ».

Mathieu Ozanam



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