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Opéra-Théatre : Eric Blanc de la Naulte blanchi en appel

Loire le 21 mai 2015 - Denis Meynard - Spectacle, Théâtre - article lu 1754 fois

Opéra-Théatre : Eric Blanc de la Naulte blanchi en appel

Le nouveau directeur de l'Opéra-Théâtre de Saint-Etienne, Eric Blanc de la Naulte, a obtenu gain de cause, concernant son licenciement par l'Opéra national du Rhin.

La réintégration d’Eric Blanc de la Naulte dans les fonctions de directeur administratif et financier de l’Opéra national du Rhin vient d’être ordonnée par la Cour administrative d’appel de Nancy. Celui qui est devenu directeur général de l’Opéra Théâtre de Saint-Etienne depuis fin janvier, a réagi en déclarant être « dans l’attente de ce que va faire » son ancien employeur à qui le tribunal donne « un délai de deux mois » pour le réintégrer. L’arrêt du 7 mai annule le licenciement pour « perte de confiance » de l’ex-DAF de l’Opéra national du Rhin, décidé en mai 2013, ainsi que le jugement du tribunal administratif de Strasbourg, de janvier 2014, validant cette décision. Dans ses attendus la juridiction d’appel estime que « la perte de confiance » invoquée et que les griefs du directeur général de l’Opéra, Marc Clémeur, et de sa présidente, Marianna Chelkova, ne justifiaient pas en l’espèce un motif de licenciement.

Déclarant « je vis le moment présent », Eric Blanc de la Naulte indique qu’il « préfère (se) concentrer sur le Biennale Massenet qui s’ouvre le 27 mai et sur le lancement de la prochaine saison de l’Opéra-Théâtre, « aboutissement d’un an de travail à Saint-Etienne ».

« Réalité cachée »

« Je m’exprimerai ensuite sur la réalité cachée de ce qui s’est passé à Strasbourg, d’autant que mon nom a été sali car je n’y ai jamais été licencié pour faute, contrairement à ce que certains ont affirmé, mais pour perte de confiance. Mais en tant que contribuable, je m’étonne déjà que l’ex-présidente de l’Opéra national du Rhin, qui a outrepassé ses droits et pris une décision qui a coûté de l’argent à la collectivité soit toujours adjointe à la Culture de Colmar et donc potentiellement à nouveau présidente de cet opéra », déclare-t-il. Regrettant « de ne pas avoir été reçu à l’époque par le préfet du Bas-Rhin, à qui j’avais signalé des choses anormales qui ont valu mon licenciement ». Il relève toutefois que les services de l’Etat s’étaient (sans succès) « opposés à (mon) licenciement, en 2013, et qu’ils ont ensuite refusé le recrutement d’un nouveau titulaire pour le poste de DAF ».

Satisfait de la « décision de justice pas contestable » qui le concerne, « qui ne peut qu’être appliquée », il se déclare également « heureux d’être à Saint-Etienne, où des gens me font confiance », soulignant que le rétablissement dans ses droits à Strasbourg lui permet d’y bénéficier d’une ancienneté de cinq ans, et d’espérer y être intégré en CDI (au bout de 2 CDD de trois ans) à l’issue de son contrat interrompu qui s’achèvera en août 2016.

Le nouveau directeur général, Eric Blanc de la Naulte, recruté fin janvier pour trois ans à Saint-Etienne, avait déjà travaillé comme directeur adjoint, puis responsable par intérim, de l’institution culturelle stéphanoise, entre 2002 et 2009, avant d’en être licencié pour faute, par la précédente municipalité socialiste conduite par Maurice Vincent. On peut désormais se demander si l’Opéra national du Rhin, géré par un syndicat mixte intercommunal représentant les villes de Strasbourg, Colmar et Mulhouse, sera plus diligent à réintégrer son ex-DAF blanchi des accusations portées contre lui que ne l’a été l’Opéra Théâtre de Saint-Etienne pour son ancien directeur général, Vincent Bergeot, dont le licenciement pour faute a été annulé en référé par la justice administrative ?

Denis Meynard

La justice donne aussi raison à Vincent Bergeot

Une décision rendue le 29 avril par le Conseil d’Etat déboute la Ville de Saint-Etienne du pourvoi engagé contre Vincent Bergeot, l’un des deux directeurs généraux de son Opéra-Théâtre. La section du contentieux du Conseil d’Etat estime qu’aucun des cinq moyens soulevés par la collectivité « n’est de nature à permettre l’admission du pourvoi » Il avait été engagé après la suspension, en février, par le tribunal administratif de Lyon, de l’exécution du licenciement disciplinaire de Vincent Bergeot, en novembre, sans préavis ni indemnité. Dans l’attente d’un jugement sur le fond, ce dernier a engagé deux actions au pénal contre son employeur : une « plainte en diffamation », et une autre pour « usage irrégulier de (sa) licence d’entrepreneur de spectacles ».
 



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