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Erai et Ardi, une fusion qui se complique

Loire le 04 février 2015 - Mathieu OZANAM - Économie - article lu 667 fois

Erai et Ardi, une fusion qui se complique
DCB International - L'immeuble Empreinte héberge les locaux d'Erai et de l'Ardi

La délibération concernant la fusion des deux agences régionales de l'innovation et à l'international a été retirée de l'assemblée plénière du conseil régional de Rhône-Alpes. Le projet est repoussé à plus tard.

« Erai et Ardi sont aujourd’hui prêtes à fusionner dès que l’assemblée plénière se sera prononcée. Grâce au travail mené en amont, la nouvelle agence sera directement opérationnelle. Les personnels et les administrateurs des deux agences se préparent d’ores et déjà activement à la fusion dans l’attente de la décision des élus régionaux. » Dans le courrier qu’il a adressé à l’ensemble des conseillers régionaux, le vice-président en charge du développement économique Jean-Louis Gagnaire se montre rassurant sur le projet de fusion entre les deux agences régionales de l’innovation et de l’international. 

L’objectif est de rationnaliser les actions de prospection à l’international en créant un guichet unique pour les entreprises. Le tout s’inscrit dans le cadre du renforcement de la compétence économique des Régions sur fond de restrictions budgétaires des collectivités. La situation budgétaire d’Erai Association au 30 septembre 2014 présente un résultat bénéficiaire de 636 559 € hors provisions. Le résultat d’Erai Groupe est en négatif de 357 640 €, la Région Rhône-Alpes ayant elle-même diminué sa subvention de 350 000 €. D’après le cabinet d’audit Socrex le prévisionnel 2014 consolidé présenterait un résultat négatif de 494 892 €.

Daniel Gouffé va démissionner

Pourtant, le débat lors de l’assemblée plénière du 29 janvier a été houleux. « La gestion calamiteuse d’Erai soulignée par les audits depuis 2011, notamment à cause des coûts du pavillon de Shanghaï, doit s’arrêter. Aucun abandon de créance ne doit être voté tant que la clarté n’est pas faite. Les écologistes mettent en garde contre des accords qui pourraient se conclure dans les couloirs entre le PS et l’UMP d’ici demain », déclare Gwendoline Delbos-Corfiel du groupe EELV dans un communiqué. Un climat qui a poussé Jean-Louis Gagnaire à « débrancher ce débat car il partait sur de mauvaises bases », a expliqué le vice-président lors d’une rencontre avec la presse.
Les deux structures continuent pour l’heure à exister avec l’apport d’une subvention d’un trimestre, conditionnée pour Erai à la démission de son président Daniel Gouffé. L’intéressé a annoncé par voie de communiquer qu’il allait « quitter Erai conformément aux échanges qu’il a eus avec Jean-Jack Queyranne et au courrier qu’il lui a adressé ce matin ». Le choix du prochain président devrait être fait vendredi 6 février au cours d’un conseil pour une période qui durera jusqu’à la fusion.

Mathieu Ozanam



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