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Environnement - Saint-Priest-la-Prugne : où en est Areva ?

Loire le 09 octobre 2014 - Xavier Alix - Actualités - article lu 944 fois

Environnement - Saint-Priest-la-Prugne : où en est Areva ?
Les travaux d'aménagement doivent durer 7 ans (D.R.)

Entre 15 et 20 M€.

C’est ce que coûtera à Areva le réaménagement de sa mine d’uranium désaffectée de Saint-Priest-la-Prugne dans le sud ouest roannais. Fermé depuis 1980, le site est recouvert par un lac artificiel profond de 2 m, écran de protection aux émanations radioactives des déchets d’exploitation - les « stériles » - ayant comblé l’excavation.
Selon le collectif d’habitants des Bois noirs et la Criirad (1) qui a effectué des études pour ce dernier, le confinement n’est plus garanti. En aval de la Besbre, affluent de la Loire détourné par la création du site, la Criirad dit avoir relevé une plante présentant une contamination radioactive 690 fois plus élevée qu’une plante identique en amont… Enfin la station de traitement des eaux, censée décontaminer, subirait des curages trop espacés et archaïques via du matériel agricole selon Arlette Maussan présidente du collectif. Station qui doit être détruite par le réaménagement. Sa première version déposée fin 2012 auprès de la Dreal, Areva a dû revoir sa copie prévoyant un comblement du site par des roches granitiques à la place du lac et de redonner un cours « plus naturel » à la Bresbe. Déposé en décembre 2013, le nouveau dossier s’est adapté aux remarques : la couverture géotextile de l’ensemble est remplacé par un filtre minéral plus sûr « ayant fait ses preuves ». Les travaux sur la Bresbe doivent dégager du granit servant au comblement en pente, sur 2 à 7 m d’épaisseur.

« La nocivité des résidus est éternelle »

« Invraisemblable d’élaborer un projet sans bilan environnemental complet, sans compter que l’éventualité d’utiliser ou non le site pour d’autres usages n’est pas clarifiée, dénonce A. Maussan dont le collectif a acheté une parcelle de terrain « convoité » dit-il par Areva. « Rappelons que la nocivité des résidus est éternelle. Faut-il excaver ? Nous souhaitons au moins un confinement valable sur le long terme. Ce n’est pas le cas, la Bresbe changera un jour de lit… » Le dossier attend la validation des autorités. Il est actuellement aux mains de la Commission de suivi des sites du département qui doit transmettre ses remarques à la Dreal fin octobre. Celle-ci donnera ensuite son avis sur la recevabilité fin 2014, avec également avis de l'autorité environnementale. Mais la procédure ne pourra pas s’achever avant fin 2015.

Xavier Alix


(1) Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité



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