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Environnement - Roche-la-Molière : la pollution mystérieuse

Loire le 24 juillet 2014 - Daniel Brignon - Actualités - article lu 275 fois

Environnement - Roche-la-Molière : la pollution mystérieuse
50 % des stations de plus de 10 000 équivalent-habitants, comme à Roche-la-Molière, sont en France construites selon le procédé de boues activées (D.R.)

C’est en prenant son poste mercredi matin 9 juillet que le personnel de l’exploitant Veolia a constaté la pollution dans les bassins successifs de la station.

Une pollution massive évaluée à 2 500 à 5 000 l d’hydrocarbures intervenue vraisemblablement dans la soirée du mardi 8 après que le personnel a quitté la station.
Saint-Etienne Métropole qui dispose de la compétence assainissement déléguée localement à la société exploitante Veolia, a pris des mesures de purge avec le concours d’une société spécialisée qui dans l’après-midi du mercredi a pompé 5 m3 d’hydrocarbures en surface tandis au les pompiers du centre de secours du Berland réalisaient des barrages flottants pour éviter la propagation des polluants dans les bassins successifs. L’essentiel du polluant a pu être extrait des bassins avant qu’il n’y ait eu des rejets dans la rivière Lizeron en aval. La pollution a toutefois perturbé le fonctionnement de la station à boues activées, autrement dit biologique. Elle a retrouvé un fonctionnement normal quelques jours plus tard.
Très vite, le mercredi 9 juillet, Saint-Etienne Métropole a activé la procédure qui consiste à tracer les résidus de pollution dans le réseau d’assainissement vecteur de cette pollution en remontant les ramifications du réseau, sans résultats. Les pluies abondantes de la nuit ayant effacé les traces n’ont pas permis d’isoler la source géographique. Les espoirs de retrouver l’origine de la pollution reposent désormais sur les résultats de l’analyse, non encore livrés, du produit en cause, reconnu comme appartenant à la catégorie des hydrocarbures.
Si les analyses révèlent des caractéristiques particulières cela pourra aider à remonter la piste de cette pollution accidentelle ou due à une malveillance. Ce sont les minces éléments qui pourront orienter l’enquête policière suscitée par le dépôt de plainte de Saint-Etienne Métropole, en quête des responsabilités pour imputer le coût du traitement à l’auteur.

Daniel Brignon



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