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Environnement - Pic de pollution : des origines multiples

Loire le 25 mars 2014 - Emilie Massard - Actualités - article lu 404 fois

Environnement - Pic de pollution : des origines multiples
Les appareils de mesure de l'observatoire Air Rhône-Alpes guettent le dépassement des seuils (D.R.)

Plus de 50 mg de particules fines par m3 d’air mesurés pendant 3 jours, ou un jour à plus de 80 mg, et le niveau d’alerte est déclenché.

Les pouvoirs publics sont alors dans l’obligation de déclencher des mesures restrictives : restriction de la vitesse pour les automobilistes, restrictions pour l’industrie, etc. Ou circulation alternée des voitures, comme en région parisienne.
En Rhône-Alpes, et notamment dans la Loire, le niveau d’alerte a été atteint mardi 11 mars pour être levé une semaine plus tard. Mais d’où vient cette pollution ? Si les voitures et l’industrie sont facilement incriminées, ce pic de pollution a une double explication. « Le chauffage, les voitures, l’industrie, etc. chargent l’air de particules primaires, explique Marie-Pierre Vagnot, coordinatrice de l’observatoire régional Air Rhône-Alpes. Mais le pic que nous avons connu cette semaine provient également des grands épandages d’engrais qui sont actuellement en cours dans toute l’Europe. Comme c’est souvent le cas en mars, ces épandages provoquent des émanations de gaz ammoniaque qui, en se combinant avec les polluants dans l’atmosphère forment ce que l’on appelle des particules secondaires. »
Des arrêtés préfectoraux de restrictions sont régulièrement pris pour écrêter ces dépassements et éviter de les atteindre. Mais les marges de manœuvre ne sont pas grandes, et les actions collectives, comme les restrictions de vitesse par exemple, sont difficiles à appliquer et à contrôler. En attendant, la France risque des sanctions lourdes si elle dépasse trop souvent les seuils dictés par les directives européennes de 2004 et 2008, qui devraient d’ailleurs être révisées dans les années à venir. Elle est  déjà en contentieux avec l’UE pour ce qui concerne les particules fines et risque une amende de 15 à 30 M€. Pour l’épisode qui nous a concernés, c’est le vent frais de l’Atlantique, survenu suite à un changement de masse d’air dimanche, qui a permis d’évacuer les particules. Jusqu’à la prochaine fois…

Emilie Massard



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