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Environnement : la coiffure n’y coupe pas

Loire le 29 mai 2014 - Xavier Alix - Agglomération stéphanoise - article lu 966 fois

Environnement : la coiffure n’y coupe pas
Mathieu Petavy, devant son salon labellisé (D.R.)

Bien sûr, il y a là-dedans une démarche marketing.

Mais aussi de la conviction. Ouvert il y a 4 ans place Antonin-Moine, le salon Identi-T n’a pas attendu d’entendre parler d’un label pour être de mèche avec l’environnement. « C’était dans l’air du temps et une occasion de se démarquer, explique le propriétaire Mathieu Petavy, Nous avons décidé d’utiliser des produits le plus naturels possibles sur la coloration, les coiffants. » Pas évident. Même « s’il y a plus de possibilités qu’avant».
C’est par une connaissance que Mathieu Petavy a appris l’existence du label « développement durable, mon coiffeur s’engage », initié par la profession de la coiffure et porté par les Institutions de la coiffure, membres du Groupe AG2R La Mondiale. Label lancé en 2009 et soutenu par les chambres de métiers et de l'artisanat, voire les conseils régionaux, Rhône-Alpes par exemple. Afin de l’obtenir, le responsable remplit un dossier de candidature dressant un premier bilan de son salon sur Internet. L’obtention est accordée à condition que le salon respecte un certain nombre de critères : économie d’énergie, tri, produits utilisés, etc. Après conseil et investissement, un audit est réalisé et le label accordé ou non pour 3 ans sur une échelle de une à trois étoiles.
Une centaine de salons labellisés en France, 20 en Rhône-Alpes et deux dans la Loire : Martine Paris à Saint-Genest-Lerpt et donc Identi-T depuis quatre semaines, estampillé de deux étoiles. Mathieu Petavy a lancé sa démarche en janvier et investi environ 1 500 € (dont 500 d’audit). « J’utilise de nouveaux produits plus naturels, j’ai mis des ampoules basse consommation, installé un minuteur pour l’éclairage de la vitrine, modifié le système de chauffage et réduit ma consommation d’eau de 40 % grâce à un système amenant plus de pression pour moins de débit. Il y a des économies plus difficiles à évaluer, par exemple, si c’est possible, nous ne faisons qu’un seul shampoing. »
Qu’en pense la clientèle ? « C’est bien perçu. Nous faisons de la pédagogie. Ceux qui sont sensibles à l’environnement l’accueillent très bien et ça ne fait pas fuir les autres. Est-ce que cela apporte plus de clients ? C’est encore récent… Mais dans le contexte du bouche à oreilles, ça ne peut qu’être un plus. »  

Xavier Alix



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