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Entreprise - Serge Ferrari prêt pour la croissance

Isère le 19 juin 2014 - Arnaud de Jubécourt - Actualités - article lu 1496 fois

Entreprise - Serge Ferrari prêt pour la croissance
Le PDG le 13 juin à Lyon (D.R.)

Pour le PDG (Sébastien Ferrari, fils de Serge le fondateur et frère de Romain, Directeur Général), « il s’agit d’une question d’existence à terme : manquer d’ambition et se laisser simplement porter, c’est se faire distancer et racheter à coup sûr ».

L’entreprise familiale s’est donc fixé un objectif ambitieux : faire croitre ses ventes de 50% d’ici à 2018 (sur un marché qui croitra dans le même temps de 20 à 25% soit le double de la moyenne des marchés mondiaux) en maintenant l’EBITDA à son niveau historique de 15% (l’EBITDA est proche de l’excédent brut d’exploitation). Son programme d’action se décline en plusieurs parties : renforcer le réseau commercial hors Europe (investissement nécessaire estimé à 35M€ sur 5 ans, innover en matière technologique (25M€), trouver des capacités de production en améliorant la productivité (25M€) et en mettant en place de nouvelles chaînes permettant de produire des « séries courtes » qui augmenteront les ventes. Au total, ce sont bien environ 100M€ qui seront investis sur les 5 prochaines années. En s’introduisant en bourse, l’entreprise espère asseoir son leadership mondial sur plusieurs niches de marché. C’est possible car « sa concurrence est fragmentée, aucune autre entreprise n’a une gamme aussi large sur les mêmes marchés » ; S.Ferrari détient déjà de fortes positions dans certains secteurs : textiles spéciaux pour l’architecture (structures de couverture dont 3 stades de la coupe du monde au Brésil, bâches antibruit etc), tissus techniques pour la protection solaire des bâtiments, pour les bateaux ou les meubles de jardin, spécialités à haute technicité utilisées dans des secteurs variés comme l’assainissement, l’aquaculture ou les milieux corrosifs. Tous ces produits sont positionnés en haut de gamme et revendiquent une longévité exceptionnelle ; ils sont fabriqués à partir de câbles fins produits dans les usines suisses de l’entreprise à partir de PET, tissés en nappes à La Tour du Pin (ou plus exactement à St Jean de Soudain), enduits et mis en forme sur des machines conçues en interne dans le plus grand secret. 28 chercheurs mettent au point des techniques et produits nouveaux, conduisant à 2 ou 3 brevets chaque année (R&D : 3,3% du CA). L’introduction en bourse devrait apporter 45M€ d’argent frais (plus de 25% du capital) : 1,4M€ seront réservés aux salariés, 5M€ seront réservés à CMCIC investissements (chef de file) 3,9M€ aux particuliers et le reste soit 35 M€ environ aux « zinzins » (investisseurs institutionnels). La famille restera encore largement majoritaire. L’action sera cotée fin juin, est éligible au PEA-PME ;  le prix d’introduction de cette potentielle pépite iséroise est fixé dans une fourchette de 10,96 à 13,38 par action. Il sera connu le 19 juin et sera un indice de l’accueil réservé par les investisseurs à la société qui sera cotée à partir du 24 ; affaire à suivre…

Arnaud de Jubécourt


Serge Ferrari en chiffres :

Chiffre d’affaires : 139,6 M€
EBITDA : 16,9M€
585 personnes
3 sites de production dont le siège à la Tour du Pin
1 site de régénération (réutilisation des matières)
75% export dans 80 pays
9 représentations à l’étranger, 100 distributeurs
R&D : 3,3% du CA

En savoir plus : sergeferraribourse.com



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