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Enseignement supérieur - Ex IUFM : un projet de déménagement qui interroge

Loire le 14 novembre 2014 - Marine Graille - Actualités - article lu 1190 fois

Plus d'un siècle après avoir intégré les locaux de la rue Richelandière, appartenant au conseil général, l'Ecole supérieure du professorat et de l'éducation de Saint-Etienne (ESPE) pourrait déménager dans l'ancien site du lycée Haubtmann.

Aujourd’hui l’établissement a fermé en 2013, laissant ainsi les 6 156 m2 de surface inoccupée.
Le coût de remise aux normes et de mise en accessibilité serait également très élevé. Ce projet de déménagement de l’ESPE a été évoqué publiquement pour la première fois par Jean-Louis Gagnaire, vice président à la Région Rhône-Alpes. «L’intérêt de ce transfert serait notamment de réaliser une économie très importante au niveau des charges (chauffage, électricité…). On passerait en effet de 250 000 € par an rue de la Richelandière à environ 90 000 € au lycée Haubtman », précise J.-L. Gagnaire.
Le personnel (administratif et enseignant) ainsi que les 650 élèves de l’ESPE s’interrogent alors sur la faisabilité et la pertinence du projet évoqué. « Le lycée Haubtmann n’a jamais accueilli plus de 200 élèves (500 selon le Conseil régional Rhône-Alpes, Ndlr). Nous ne sommes pas persuadés que la superficie de ce site nous permettent d’accueillir tout le monde, à savoir l’ESPE ainsi que les structures hébergées (Canope, Unirés, BU éducation) », s’interroge Jean-Guy Caumeil, formateur à l’ESPE. En septembre dernier, un collectif s’est créé réunissant le personnel, les étudiants et les usagers dans le but devenir un interlocuteur auprès des présidents de l’université Lyon 1, dont dépend l’ESPE Saint-Etienne, et de l’université Jean-Monnet. « Nous demandons avant toute chose que des études de faisabilité de ce déménagement soient communiquées. On ira où on nous dira d’aller seulement si les conditions de travail restent maintenues afin de garantir la réussite et la qualité de la formation des étudiants », insiste Claire Brunon, membre du collectif. Frédéric Forestier, représentant de l’Unirés, rappelle qu’actuellement « les différents services travaillent en totalement coopération. Nous sommes dans la complémentarité, la mutualisation des compétences, des outils. Notre volonté est de rapprocher les personnes afin de dispenser une formation de qualité ».

Date butoir fixée au 31 décembre

Pour l’heure, le collectif est dans l’attente d’une visite du lycée Haubtmann « afin que nous puissions estimer l’environnement du site et déterminer si le projet est envisageable », précise Fabienne Meynand, représentante de Canopé Saint-Etienne. Jean-Louis Gagnaire prévient malgré tout qu’une date butoir est fixée au 31 décembre prochain pour que les responsables de l’ESPE prennent une décision finale. « Si c’est oui, on lance le travail pour aller plus loin et pour évaluer le montant que pourrait représenter la construction d’un amphithéâtre, mais aussi pour établir une convention commune à la Ville de Saint-Etienne, la Région et Lyon 1 pour la mise à disposition des locaux (après déclassification, un tiers du lycée Haubtmann revient à la Ville de Saint-Etienne, Ndlr). Si c’est non on arrête tout et on passe à autre chose, en revanche qu’on ne vienne pas nous dire dans quelques années qu’il faut réaliser des travaux. »

Marine Graille



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