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Engie Open de l'Isère : dans la cour des grands

Isère le 27 janvier 2017 - Elisabeth Laverdant - Sports

Engie Open de l'Isère : dans la cour des grands
Olivier Mamy - Emmanuelle Salas fait partie du club de Grenoble

C'est la 7e édition du tournoi de tennis qui réunit les jeunes joueuses du circuit international. La compétition qui démarre samedi rivalise avec des compétitions plus importantes comme celle d'Andrézieux dans la Loire. Soixante-quatre joueuses en lice et une dotation de 23 300 €, l'Engie Open de l'Isère est le tournoi le plus important du département.

Jusqu’au 5 février, la Halle de tennis de Grenoble va voir s’affronter les jeunes prodiges du tennis féminin. Cette année, la cuvée s’annonce exceptionnelle, comme l’explique Christian Gaudin, président de Grenoble Tennis et directeur du tournoi : « La première joueuse est numéro 125 mondiale. La dernière joueuse qualifiée est 279 è. Si on compare avec Andrézieux, qui est un tournoi à 56000 € de dotation, la première joueuse est 106 è et la dernière 253 è ». Le niveau est donc élevé. Ce qui permet à l’Engie Open de l’Isère de rivaliser avec des compétitions mieux dotées.

Parmi les joueuses qui vont s’affronter, on note quelques têtes d’affiche comme Virginie Razzano, vainqueur de Séréna Williams en 2012 à Roland-Garros. Présente également, Amra Sadikovic, joueuse de Grenoble tennis, actuellement 188e au classement WTA. La joueuse la mieux classée du tournoi est Roumaine. Ana Bogdan est 125e mondiale. A noter que l’Engie Open est le seul tournoi de 23 300 € de dotation à disposer d’un tableau de 64 joueuses. « Toutes les autres compétitions similaires ont un tableau à 32 joueuses », explique Christian Gaudin.

Bruno Vespres, vice-président de la ligue Dauphiné-Savoie se félicite d'une telle qualité chez les joueuses : « Quand on voit que cette année on a Patty Schnyder qui fait partie de l’équipe de FedCup Suisse, ça fait plaisir ».

Des installations de qualité

Si les joueuses en compétition occupent de bonnes places dans les classements internationaux, le tournoi s’ouvre également aux joueuses plus modestes. « L’Engie Open de l’Isère ne s’intéresse pas qu’au haut niveau. Il permet, par les pré-qualifications, à beaucoup de jeunes de venir marquer des points et de voir une compétition internationale. C’est vraiment important d’avoir ce tableau de soixante-quatre joueuses », commente Bruno Vespres.

Une sélection de joueuses de qualité qui s’explique aussi par les nouvelles infrastructures du tournoi. La compétition a lieu dans la Halle de Grenoble, inaugurée en janvier 2016. Une halle qui apporte un confort et une attractivité supplémentaire pour les joueuses. « Après les années de froid, on a des installations fabuleuses qui donnent un spectacle de qualité et qui font que les joueuses ont envie de venir », explique Bruno Vespres. L’équipement dispose notamment d’une tribune de 400 places et apporte un vrai confort aux joueuses.

Autre point fort du tournoi : son public. L’Engie Open de l’Isère a la particularité d’être organisé en même temps qu’un tournoi masculin. Le Trophée de la Ville de Grenoble voit s’affronter les hommes dans la Halle de tennis de Grenoble. « Cela amène un public supplémentaire et c’est très apprécié », ajoute Bruno Vespres.

L’Engie Open de l’Isère est la plus importante épreuve du département. Une aubaine pour l’Isère qui en fait sa vitrine. L’occasion de développer la promotion du tennis de haut niveau. « Le tennis est le deuxième sport du département après le foot. Ces grands événements sont essentiels pour les joueurs de haut niveau et les jeunes », selon René Lavaysse, président du Comité de Tennis de l’Isère.

La compétition démarre samedi. La gagnante remportera un peu plus de 2496 € . Les participantes obtiendront des points qui leur serviront pour leur classement international féminin.

Elisabeth Laverdant

Des animations engagées

L’Engie Open de l’Isère, c’est aussi l’occasion de faire la promotion du sport au féminin. Parmi les nombreuses animations proposées dans le cadre du tournoi, une conférence-débat aura lieu le 4 février prochain. Organisée par la Ligue Dauphiné-Savoie, le Comité de Tennis de l’Isère, et le CDOS, la journée réunira plusieurs intervenantes. Notamment les représentantes de Fémix’Sports AURA ainsi que Myriam Chomaz, championne du monde de Boxe anglaise ou encore Joanne MacCarthy, entraîneuse du FCG Amazones. « Plutôt que de rester dans notre propre circuit qu’est le tennis féminin, on réfléchit avec d’autres fédérations. On va voir ce qui se passe au niveau de l’escrime ou de la boxe notamment ». Autre animation, celle-ci proposée par Engie et à destination des enfants : le 1er février, ils seront invités à combattre les « énergivores ». En jeu : une raquette de tennis dédicacé. Le but ? Sensibiliser les enfants aux problématiques de la consommation d’énergie.



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