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Energies - Le Siel crée un parc de 391 bornes de rechargement électrique

Loire le 06 novembre 2014 - Daniel Brignon - Actualités - article lu 808 fois

Energies - Le Siel crée un parc de 391 bornes de rechargement électrique
Le choix du matériel sera soumis à appel d'offres, le ligérien Atomelec est sur le marché, Atomelec, qui propose la fourniture de bornes autant que la gestion des parcs (D.R.)

Le déploiement des bornes de rechargement de voitures électriques sur la voie publique a été confié à l’Ademe, chargée de recenser les collectivités candidates à ces équipements et les financer sur les fonds des Investissements d’avenir.

Au nom des communes de la Loire, le Siel (Syndicat d’énergies de la Loire) a été le premier de Rhône-Alpes à répondre à l’appel d’offre. Son projet d’ingénierie pour le département a été retenu en septembre et crédité de 2,36 M€ de financements publics soit la moitié de l’investissement qui représente près de 5 M€.
Le projet prévoit l’installation dans la Loire de 391 bornes de rechargement électrique dans une répartition théorique d’au moins une borne par commune, 2 à 3 bornes pour les communes 5 000 à 10 000 habitants, 5 bornes pour les communes de plus de 10 000 habitants.
Il s’agira de bornes - au coût unitaire de 12 000 € - à deux points de charge, dites de recharge « accélérée » (recharge totale en 1 heure 30), intermédiaires entre la recharge « normale » en 8 heures à domicile et la recharge « rapide » en 30 min, sur des bornes qui seront déployées par des opérateurs nationaux.
Les bornes seront installées progressivement en 2015, 2016 et 2017 en fonction du choix des communes de s’en équiper (et de les financer en partie) en fonction aussi de la topographie des communes et de la capacité du réseau électrique, une limite évoquée dans un débat tenu au premier Forum ligérien de la mobilité électrique et gaz, organisé par le Siel le 3 novembre dernier où ce dernier cherchait à sensibiliser les maires à la mobilité durable. Les infrastructures de recharge accéléré ou rapide vont mobiliser de la puissance sur le réseau électrique et « il faudra que le réseau soit viable et fiable pour alimenter les 7 millions de points de recharge prévus en France (la moitié de bornes, Ndlr). Nous y prêtons une grande attention à travers notamment des systèmes en expérimentation », admet le représentant d’ERDF.
Le débat faisait apparaître que l’incitation de l’Etat à l’achat de véhicules électriques, passée de 7 000 € à 6 300 € mais regonflé dans la loi sur la transition énergétique à 10 000 € pour les acheteurs qui restituent un véhicule polluant, ne suffit pas à déclencher l’acte d’achat. Le quadrillage du territoire par des bornes publiques est à même d’assurer une sécurité, une « assurance psychologique » pour les utilisateurs, qui lève les craintes persistantes et encourage l’achat.

Daniel Brignon



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