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Energies - Le Siel confiant sur l’avenir de la filière

Loire le 22 mai 2014 - La Rédaction - Actualités - article lu 666 fois

Energies - Le Siel confiant sur l’avenir de la filière
L'école du Pontet à Riorges a été équipée de 240 m² de panneaux photovoltaïques en 2013 (D.R.)

Dans la Loire, 275 communes sont adhérentes au Siel et profitent de son accompagnement et de ses conseils pour la gestion de l’énergie.

Cela en fait le département le plus suivi en Rhône-Alpes en ce qui concerne les économies d’énergie.
Côté photovoltaïque, 2013 a vu les projets se multiplier. « C’est une filière en dents de scie, explique Nicolas Verot, responsable du service énergies et développement durable au SIEL. Elle dépend beaucoup des décisions gouvernementales ou européennes. Mise en place en janvier 2013, le bonus qui permettait de majorer de 10 % le tarif de rachat de l’électricité grâce à l’utilisation de panneaux solaires fabriqués et assemblés en Europe nous a permis de développer de nombreux projets. Grâce à notre volonté de travailler avec le plus de partenaires locaux possibles, ce bonus a parfois été le delta qui manquait à certains projets pour aboutir. Cinq installations ont été réalisées dans le département en 2013, ce qui porte à 48 le nombre de nos réalisations dans la Loire. »
Mais déjà, ce bonus est en passe d’être supprimé. Mais les tarifs d’achat étant bloqués avant le chantier, les projets qui devaient se développer en 2014 seront toujours d’actualité. « Aujourd’hui on est en train d’atteindre la parité réseau : on revend l’électricité à peine plus chère qu’on l’achète, on est donc en passe de changer de modèle, note Nicolas Verot. On va aller de plus en plus vers l’autoconsommation et de la revente uniquement du surplus d’énergie généré. L’avantage c’est que l’on n’a pas besoin de dimensionner l’équipement selon la consommation, et que du coup cela peut s’appliquer à tout type de bâtiment. Nous ne sommes donc pas inquiets pour l’avenir.»
Le Siel est d’ailleurs en train de développer les premiers projets d’autoconsommation pour des bâtiments publics. Du côté des chaufferies bois, les fins de mandats municipaux ont ralenti le rythme de délibération des projets, mais plusieurs réalisations importantes ont tout de même été menées à bien. Et notamment à Saint-Chamond, avec un projet innovant qui, grâce à trois chaudières, permet de chauffer de façon très souple le quartier de Fonsala, le parc du bailleur Gier Habitat, un collège et des bâtiments communaux. « Ce sont des projets plus lourds que le photovoltaïque, donc plus long à aboutir, précise Nicolas Vérot. La filière poursuit son évolution raisonnablement. Les tarifs des énergies fossiles n’ont pas trop augmenté, mais on sait que d’ici 2015 ou 2016 le prix du gaz va connaître une hausse, ce qui pourrait accélérer l’aboutissement de certains projets. » Des projets à Roanne et à Pélussin devraient déjà voir le jour en 2014.

E.M.



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