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Energie - Une centrale photovoltaïque sur les parcelles touchées par la pollution

Loire le 13 mars 2014 - Louis Thubert - Actualités - article lu 417 fois

Energie - Une centrale photovoltaïque sur les parcelles touchées par la pollution
Jean-Baptiste Boinet, en compagnie du sous-préfet Jean-Michel Porcher, lors de l'inauguration de la centrale (© Georges Rivoire)

« Le projet est parti pour 20 ans au minimum, après, soit on prolonge, soit on renouvelle les équipements pour allonger la durée de vie, ou alors on se retire si le photovoltaïque n'a plus de raison d'être ».

Jean-Baptiste Boinet, directeur développement chez Luxel, analyse plutôt positivement l'avenir de la centrale photovoltaïque de Saint-Cyprien, au milieu des panneaux solaires. A l'origine, ces derniers devaient être fabriqués à La Talaudière, mais la baisse du tarif de revente a poussé Luxel à utiliser des panneaux chinois.
Sur un terrain de 15 ha, 7,5 ha de photovoltaïque produisent chaque année 11,2 GW/heure, soit l'équivalent de la consommation de 8 000 foyers. De la banlieue de Montpellier, d'où elle est originaire, la société Luxel contrôle la production, et son électricité est revendue 0,11 € du kW/heure, « un défi » pour Jean-Baptiste Boinet et ses collègues. Mais un tarif semblable à celui du nucléaire, et si Luxel ne se pose pas en concurrent direct, la centrale de Saint-Cyprien est compétitive sur le marché de l'énergie.
Pour le terrain, situé en périphérie de Saint-Cyprien, c'est un genre de renaissance économique. En 2008, l'incendie d'un stock de palette engendre une pollution au PCB d'une vingtaine d'hectares de terres agricoles. Seule une partie de cette superficie sera dépolluée, car l'opération est coûteuse. Luxel initie en 2010 le projet de centrale et dépose son permis de construire en décembre de la même année, après avoir obtenu l'accord de la mairie puis des différents propriétaires.
Les terrains sont loués 2 000 € l'hectare. « Pour notre part, on veut contribuer à revaloriser des terrains impropre à toute autre utilisation », indique Emmanuelle Rouchon, responsable de la communication chez Luxel.

Louis Thubert



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