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En lutte contre les antennes de Bouygues en centre-ville

Loire le 09 janvier 2015 - Daniel BRIGNON - Sciences, Santé, Environnement - article lu 42 fois

En lutte contre les antennes de Bouygues en centre-ville
Daniel Brignon - L'immeuble voisin de la Grande Rue où doivent être installées les trois antennes d'une puissance prévisionnelle de 20 à

Un collectif d'habitants de la rue Ramier en centre-ville de Saint-Étienne s'est constitué pour faire échec à l'installation de trois antennes par l'opérateur Bouygues Telecom sur un immeuble d'habitation qui doit améliorer la couverture 4G du secteur urbain.

C’est une déclaration de travaux affichée sur l’immeuble au 2 rue Barthélémy-Ramier, qui a mis la puce à l’oreille des locataires de celui-ci ignorant jusque-là la démarche de l’opérateur liée avec le propriétaire pour installer trois nouvelles antennes sur le toit terrasse du bâtiment. Les locataires rejoints par d’autres habitants riverains de la rue se sont constitués en collectif pour tenter d’en savoir plus et faire échec à cette installation qu’ils estiment abusive au regard de l’usage généralement observé de s’abstenir d’installations d’antennes dans un rayon de 100 m d’une école, d’une crèche ou d’une maternité, au nom du principe de précaution contre les hypothétiques effets des ondes électromagnétiques sur la santé principalement des enfants.
Les locataires ont découvert de multiples tentatives de Bouygues pour installer de nouvelles antennes dans le secteur, au moins dix immeubles sollicités ayant refusé l’offre. Ce dernier immeuble concerné a la particularité de n’abriter que des locataires il est propriété en indivision d’une ancienne famille stéphanoise qui a quitté la ville, laquelle aurait répondu favorablement à l’offre de Bouygues.
Les locataires ont écrit au propriétaire pour l’inviter à revenir sur son accord avec Bouygues, sous peine de les voir déménager, sans suite. Le collectif a adressé au maire une pétition de 500 signatures et fait intervenir la mairie, déclarée hostile à ce projet, mais n’ayant qu’un avis consultatif qui n‘a pas infléchi la volonté de Bouygues de le mener à bien, arguant de la légalité de la démarche. Le collectif s’est tourné enfin vers la préfète à laquelle il a écrit courant décembre espérant de sa part une capacité d’intervenir dans ce différend. Sa réponse n’était pas encore connue cette première semaine de janvier, où l’inquiétude restait entière chez les riverains.


Daniel Brignon



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