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Emilie Lenormand, nouvelle secrétaire générale de la CGPME

Loire le 30 octobre 2014 - Mathieu Ozanam - Économie - article lu 1328 fois

Emilie Lenormand, nouvelle secrétaire générale de la CGPME
Un poste trouvé par Pôle emploi (D.R.)

Saint-Etienne et la Loire seront-elles aussi exotiques aux yeux d'Emilie Lenormand ? Originaire de Saint-Malo la jeune femme de 34 ans a fait ses études à Lyon à l'Ecole supérieure de commerce et développement 3A (pour Afrique, Amérique latine, Asie).

Une école du « développement responsable et international » qui conjugue l’apprentissage des techniques du commerce et du monde humanitaire.
Pour elle qui a grandi au Gabon (5 ans) et au Congo (5 ans) au gré de la carrière d’un père océanographe, la vie à l’étranger c’est la vie tout court. Son bac en poche elle part pour l’Australie, à Brisbane, où elle est jeune fille au pair. « On m’a appris à être indépendante autonome. J’avais dans l’idée de maîtriser la langue. » Dans ses valises elle a mis des brochures de plusieurs écoles, dont l’ESCD 3A à une époque où il y avait encore peu d’établissements sur ce créneau. « A 24 ans je voulais faire un stage de fin d’études en France, mais je me suis heurtée à des entreprises qui trouvait mon profil trop international. » C’est finalement à Paris à Finansol d’abord comme stagiaire, puis en étant embauché. Le projet de cette association est de faire la promotion de la solidarité dans l’épargne et la finance. Elle est chargée de développer le réseau des adhérents, collecteurs et financeurs. Au bout de 3 ans, « l’envie de bouger m’a reprise ».
Direction le Cap-Vert cette fois. Un archipel au large des côtes sénégalaises. Emilie Lenormand travaille dans une école avec un statut de VIA (volontaire internationale en administration) où elle s’occupe de la partie administrative et financière. Elle y a apprend en outre le portugais et le créole. Retour en France à Lyon avec son conjoint. Cette fois c’est à l’Adiaf, une association d’aide à domicile qui soutient les personnes et les familles en situations difficiles, qu’elle est employée en tant que responsable coordination de deux équipes d’intervenants. « J’ai vu mes parents changer plusieurs fois de métiers, je ne me sens pas figée dans la vie », explique-t-elle quand on s’étonne de ces passerelles successives. « J’aime travailler pour quelque chose que j’aime. Et il y en a beaucoup que j’aime. » Etant mère de trois enfants, Emilie Lenormand décide de « prendre un peu de temps » en choisissant un congé parental. La famille déménage par la même occasion en Haute-Loire.
C’est par le biais d’une offre d’emploi trouvée au Pôle emploi qu’elle postule au poste de secrétaire générale de la CGPME, sans savoir qui se trouve derrière l’association décrite dans l’annonce. « Le profil de poste était intéressant », dit-elle. Une trahison dans son parcours ? « Vous savez, le métier reste le même quelque soit le secteur et puis à la CGPME il y a une dimension humaine. » Emilie Lenormand, qui est aujourd’hui dans une phase de découverte, se dit « séduite » par la « grande franchise sur les événements des mois passés. Les administrateurs ont su réagir et écouter les critiques qui avaient été faites ». L’année 2015 verra la mise en pratique de la feuille de route issue du séminaire stratégique pour remettre la CGPME sur les bons rails.

Mathieu Ozanam



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