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Photovoltaïque : Elifrance en redressement judiciaire

Loire le 22 juillet 2015 - Denis Meynard - Industrie - article lu 3037 fois

Photovoltaïque : Elifrance en redressement judiciaire
Archives MG - Elifrance n'a pas réussi sa reconversion dans le photovoltaïque

La filiale française du groupe italien, qui compte 101 salariés à La Talaudière, tourne au ralenti dans les cartes électroniques et les panneaux photovoltaïques.

Pour la quatrième fois depuis le début de l’année, la société Elifrance, de La Talaudière, qui appartient au groupe italien Pufin, était assignée par des créanciers, dont les principaux sont l’Urssaf, le Trésor public et Saint-Etienne Métropole, propriétaire des bâtiments où travaillent les 101 derniers salariés de l’entreprise. Les trois fois précédentes, le groupe avait trouvé un accord in-extremis avec ses créanciers qui s’étaient désistés de leur assignation devant le tribunal de commerce de Saint-Etienne.

Cette semaine la direction de l’entreprise a changé de stratégie, préférant se déclarer en cessation de paiement et demandant son placement en redressement judiciaire. Ce qui lui a été accordé, mercredi, par la juridiction consulaire. Le marché du panneau photovoltaïque, dans la fabrication duquel l’ex-site industriel (repris à Flextronics en 2010) a été partiellement reconverti, reste difficile en Europe face à la concurrence asiatique. Et il génère depuis plusieurs années des résultats déficitaires. L’année 2014 a été marquée par un recul du chiffre d’affaires, à 10,5 M€ (avec 2,4 M€ de pertes), contre 14,7 M€ en 2013, (déjà avec 2,4 M€ de pertes), pour Elifrance.

A La Talaudière, l’activité EMS, c’est-à-dire la fabrication de petites cartes électroniques, notamment pour Sagem, fonctionne par ailleurs au ralenti. Les difficultés économiques d’Elifrance contraignent à ce que ce soit le client qui achète lui-même la matière première. Pour la centaine de salariés (ils étaient 150 lors de la reprise de la société à Flextronics, voici près de quatre ans), le chômage partiel entamé en 2012 doit se poursuivre jusqu’à la fin du mois d’août.

Le projet de contrat avec la société GHT Global Energy (marque Thomson), annoncé début 2014, qui devait déboucher sur la fourniture de jusqu’à 6 000 modules par mois, « a été un gros coup de communication qui a débouché sur pas grand chose », souligne un représentant des salariés. Ajoutant qu’au sein du groupe Pufin Power, détenu par la famille Pugliese, il semblerait que l’autre unité de fabrication de panneaux, Elital, basée à Avellino, près de Naples (elle-aussi rachetée à Flextronics), à partir de cellules réalisées par sa filiale Solland, aux Pays-Bas, soit au point mort.

Denis Meynard

 



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