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Elections sénatoriales - Le spectre de la réforme territoriale

Loire le 02 octobre 2011 - La Rédaction - Actualités - article lu 636 fois

Elections sénatoriales - Le spectre de la réforme territoriale
Les quatre sénateurs ligériens élus dimanche : Bernard Fournier, Maurice Vincent, J.-C. Frécon, Cécile Cukierman

En obtenant 932 voix sur les 1 745 votants, soit plus de 53 % des suffrages, la liste Ensemble pour la Loire conduite par le sénateur sortant socialiste Jean-Claude Frécon amène trois élus à la Haute Assemblée sur les quatre sièges à pourvoir dans la Loire, une victoire « historique » pour l'alliance PS, PC, Radicaux de gauche, qui ravit un siège à la droite, et participe au basculement de la majorité au Sénat.

Elle ne l'a pas été gênée pour prendre le troisième siège, la présence de la liste Ecologistes et citoyens, d'Europe écologie Les Verts alliée au MRC, qui réalise le faible score de 29 voix, bien inférieur aux listes alternatives de droite, telles que Innovation, pluralisme et parité de Nicole Forest, créditée de 54 voix, la liste républicaine d'intérêt communal et territorial de Gérard Tardy, de 57 voix, et celle du Front national qui améliore son résultat par rapport à 2001 avec 49 voix. Très orientée sur la défense de l'entité communale en agitant le chiffon rouge du délitement des institutions, cette dernière sollicitait un vote protestataire contre le courant de réformes territoriales, tout comme la liste de Gérard Tardy dont l'énoncé formule clairement l'orientation.

Une réforme plombée ?

Les craintes liées réforme des collectivités aura pesé dans le scrutin, comme l'admet, au soir des élections, Jean-Claude Frécon, qui a mené une campagne énergique auprès de l'ensemble des communes orientée sur cette thématique : « nous sommes allés trouver les élus qui nous ont fait part de leur crainte concernant la réforme territoriale, une réforme qui n'aurait jamais dû être votée. C'est une sanction que les grands électeurs ont infligé par leur vote aux sénateurs qui ont voté cette loi. Elle est plus lourde qu'on ne le pensait. »
Une analyse que ne dément pas Bernard Fournier, seul élu à droite, même s'il relativise l'incidence de ces craintes : « Ce résultat favorable à la gauche est assez logique, estime-t-il, compte tenu du basculement de la droite vers la gauche des grandes villes de la Loire aux dernières municipales. Il y a un effet mathématique. Il y a eu certainement aussi le fait de l'incompréhension de la réforme territoriale qui a inquiété les maires et laissé des doutes, cela n'a pas joué en notre faveur, même si nous déplorons encore que quelques voix se soient égarées ailleurs ».
La poursuite de la réforme des collectivités qui devrait arriver au Sénat est sans doute aujourd'hui quelque peu plombée.



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