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Elections municipales - Second tour : des principes et des accords

Loire le 06 mars 2014 - Xavier Alix - Actualités - article lu 705 fois

Elections municipales - Second tour : des principes et des accords
Réaliser un score équivalent à 10 % des inscrits permet de se maintenir au second tour et donc de continuer à « gêner » son adversaire du mêmes bord (© Dmitriy Shironosov, stocklib)

« L’idée même les choque.

Ce n’est pas dans les petites habitudes des directions de partis. » Vis-à-vis des électeurs, le candidat Pascal Besson, lui, ne voit pas comment on pourrait faire passer un brusque accord de fusion entre deux tours après s’être affrontés au premier.
Il est à la tête d’une liste Divers droite à Sorbiers. En concurrence avec celle officiellement désignée par l’UDI et l'UMP menée par Clément Lacassagne, ex président des jeunes UMP de la Loire. L’UDI, selon lui, en fait, entre deux eaux, P. Besson a proposé à son adversaire de droite un accord : s’engager à se retirer sans négociations au profit de l’autre en cas de score inférieur. Il attendrait encore la réponse. Au point de distribuer un tract de 4 000 exemplaires pour expliquer la situation aux Sorbérans. Et s’il assure que ce cas fait boule de neige dans de petites communes, c’est à une autre échelle, celle de Saint-Chamond qu’Hervé Reynaud et sa liste Divers droite a lui aussi proposé cet accord à son concurrent, Emmanuel Mandon, dont la liste est celle officielle UDI-UMP. R
efus net de ce dernier. Qu’en pensent les responsables de partis ?

« A Saint-Chamond, on soutiendra le premier des deux »

François Rochebloine pour l’UDI Loire, rappelle que « chaque cas est différent, il y a un contexte. Et ce n’est surtout pas à un parti de donner des consignes d’accord à ses candidats. Une fusion entre deux tours peut-être envisageable (1), aux candidats de décider. » Dino Cinieri, lui, président de l’UMP Loire, dit suivre à la lettre les consignes nationales : « une position unique suivie par les autres parlementaires UMP de la Loire : dans le cas de Saint-Chamond, nous avons demandé aux deux candidats de droite (Hervé Reynaud est encarté UMP, Ndlr) de se retirer s’ils arrivaient seconds. Et nous soutiendrons sans ambigüité le premier des deux. Les combats du passé, ça suffit : il ne faut pas reproduire 2008 où le socialiste a ici gagné contre plus de 60 % de voix à droite. »
A gauche, Régis Juanico, secrétaire du PS Loire rappelle que « historiquement, il y a toujours eu une règle de désistement républicain et d’union entre PS, PC et EELV même si dans le passé, certaines fusions de listes ne se sont pas faites. A Saint-Chamond, l’accord est déjà préparé avec EELV (2), ce qui n’est pas le cas à Saint-Etienne où tout dépendra des scores. La logique de fusion entre deux tours, c’est aussi permettre une représentation des électeurs ayant voté pour une autre liste au premier tour. La logique devrait être la même avec un Front de gauche où le PC est tête de liste comme à Roanne. Il y a moins de garanties avec le Parti de gauche. » Alain Pecel, porte parole du PC dans la Loire, met en avant pour son parti « une stratégie claire : dans 90 % des cas, nous sommes dans une liste d’union de la gauche. Pour le reste, notamment quand nous sommes dans une liste Front de gauche, comme à Roanne, il y aura un appel clair et net  pour se prononcer en faveur du candidat le mieux placé. »

Xavier Alix

(1) S’il faut réaliser un score équivalent à 10 % des voix exprimées pour se maintenir, 5 % est nécessaire pour fusionner

(2)
Qui, depuis cet entretien s’est allié au Parti de gauche, modifiant la donne, dixit le maire PS Philippe Kizirian (Ndlr)



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