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Européennes - Front de gauche : une campagne « humaniste »

Loire le 22 mai 2014 - Louis Pralus - Politique - article lu 344 fois

Eric Coquerel, conseiller régional Ile-de-France,  dont la famille maternelle est originaire de Saint-Bonnet-des-Quarts dans le Roannais, constate  « la grande désillusion vis à vis de l'Europe ».

Il donne trois raisons de voter Front de gauche : dire non à l'Europe de l'austérité, envoyer des députés de résistance au parlement européen, voter contre le traité transatlantique de libre marché.
Pour lui l'Europe a des chiffres catastrophiques : 27 millions de chômeurs, 17 pays en récession,  croissance zéro en France. Alors que la France n'aurait jamais été aussi riche. Sa revendication : « On ne peut pas faire une Europe sans les peuples ». Aussi il veut rester dans l'Europe et dans l'euro. « Parce que l'Europe doit apporter du progrès social, humain et écologique. »

« Prêter directement aux Etats »

Pour ce faire il faut, entre autres, réformer les banques et bien plus encore. « On doit prêter directement aux Etats et non aux banques qui prêtent en spéculant. Il faut sortir de l'Otan ; il faut que la législation nationale l'emporte sur la législation européenne ; il faut empêcher le productivisme et ne pas consommer plus que la terre peut produire... » Pourquoi garder l'euro ? « Parce que si on sort de l'euro on abandonne le rapport de force mais il ne faut pas de cet euro-là qui enrichit les banques. »
Pour les déçus de la gauche et de l'Europe qui veulent voter FN, il avertit : « la politique de Le Pen c'est la concurrence entre les peuples, c'est du national-capitalisme ! » Son verdict est  sévère pour la gauche au pouvoir. « Trop de socialistes ont des attaches avec le pouvoir financier. Il faut revenir à un pouvoir parlementaire et ne plus élire le Président de la République au suffrage universel. Il faut dé professionnaliser la politique ! »
Eric Coquerel a rendu visite au  monument pacifiste de Saint-Martin-d'Estréaux. Et en a capté tout l'esprit pour sa campagne.  « S'il devait y avoir un projet européen  ce serait  qu'il  y ait la paix sur le continent ! ».

Louis Pralus



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