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EELV : en vert et contre tous

Loire le 15 mai 2014 - Xavier Alix - Actualités - article lu 379 fois

EELV : en vert et contre tous
Michèle Rivasi, tête de liste sud-est entourée de la Ligérienne Lela Bencharif, 13e position et du vice-président de la Région Alain Chabrolle (Ain, 24e position) - (D.R.)

Bien sûr, ils sont d’abord là où on les attend.

Sur la volonté par exemple d’accentuer le rôle leader de l’UE dans la lutte contre les gaz à effets de serre ou de vraiment lancer sa transition énergétique, pour, au passage plus d’indépendance, notamment vis-à-vis de la Russie. EELV défend encore la création d’un grand pôle européen de l’énergie renouvelable, l’idée d’alliance entre Alstom et Siemens dans les transports collectifs…
Mais un peu comme le Front de gauche qui parle - aussi - écologie, EELV parle - aussi - de lutte contre le libéralisme. L’« hyper » libéralisme européen du moins, celui dans lequel fonceraient tête baissée UMP, UDI et « aussi les socialistes », s’énerve Michèle Rivasi. A 61 ans, cette agrégée de sciences naturelles est tête de liste sud-est briguant un second mandat consécutif après avoir été entre autres député de la Drôme. Mardi, elle était dans la Loire pour présenter son projet en compagnie d’élus écologistes du crû. Dont Lela Bencharif, vice-présidente à la Région, en 13e position sur la liste, loin de toute possibilité d’élection. Seule représentante d’un département où EELV a réalisé en 2009 un score très intéressant (14,82 %) mais inférieur de près de 3,5 % à son excellente performance sur l’ensemble de la circonscription (loin devant le PS) lui donnant trois députés. « Nous sommes lucides, il faut faire mieux », reconnaît L. Bencharif. « Peut-être un problème de culture par rapport à une ville comme Grenoble ?, essaie de comprendre M. Rivasi, Saint-Etienne est encore en transition, cela va venir. »
Est-ce pour cela qu’elle insiste sur le danger « du tout libéralisme qui n’apporte aucune solution d’avenir » ? « Soit on est naïf, soit on est dominé par les multinationales, mais l’UE ne se protège pas. L’UE doit aller vers plus de fédéralisme pour mieux harmoniser ses protections sociales par exemple. Nous ne sommes pas souverainistes comme le Front de gauche. » Mais bien vent debout contre l’opacité des négociations du « Tafta » (projet de zone de total libre-échange transatlantique) votée par l’UMP, l’UDI et le PS « qui ont également donné leur accord la création d’un tribunal arbitral basé à Washington sous le couvert d’une croissance qui ne sera pas redistribuée aux ménages. Les répercussions seront désastreuses : notre système de précaution sautera face à leurs fractures hydrauliques, leurs bœufs aux hormones etc. Nous demandons la suspension des négociations. »

Xavier Alix



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