Fermer la publicité

Edouard Morel a choisi de « taper le marteau » à Saint-Etienne

Loire le 09 juillet 2015 - Denis Meynard - Vie juridique - article lu 1078 fois

Edouard Morel a choisi de « taper le marteau » à Saint-Etienne
©Denis Meynard - Edouard Morel : « le goût de la mise en scène est nécessaire pour retenir l'attention lors de la vente ».

Le nouveau commissaire-priseur de la Loire, Edouard Morel, a effectué ses quatre premières ventes la semaine dernière, au sein de l'étude Carlier-Imbert.

Après Anthony Palais qui exerce à son compte depuis 2013, à Saint-Etienne, un nouveau commissaire-priseur vient d’y prendre ses fonctions,  Edouard Morel, 32 ans, a rejoint en qualité de salarié l’étude Carlier-Imbert. Cette dernière compte désormais trois membres de la profession. Ce qui en fait la plus grosse de la Loire, département où officient six commissaires-priseurs. « Avec Me Agnès Carlier, nous officions depuis 25 ans, il est temps pour nous de préparer la suite », note Me Dominique Imbert à propos de leur étude qui a quitté le Parc Giron, de Saint-Etienne, en 2001, pour une salle des ventes plus vaste du quartier du Soleil, rue des Dr Henri et Bernard Muller.

Originaire de Macon, en Saône-et-Loire, Edouard Morel a embrassé sa profession « par passion », après avoir envisagé le métier d’avocat qui, a-t-il pu constater, comprend « beaucoup de travail sur des dossiers ». Un stage à l’Hôtel Drouot a permis de lever tout doute, le conduisant à se présenter, avec succès, à l’Ecole du Louvre. Dès lors, priorité à l’histoire de l’art. La lecture des grands arrêts de la jurisprudence a cédé le pas à celle de L’Estampille L’objet d’art et de La Gazette Drouot.

Ses 24 mois de stage, il les a partagés entre Charleville-Mézières, dans les Ardennes et Saint-Etienne, où il était encore stagiaire, fin 2014, lorsqu’il a reçu son diplôme. Désormais salarié, ses ex-maîtres de stage devenus employeurs ont demandé son habilitation à effectuer des ventes volontaires (la pratique de la vente judiciaire nécessite quant à elle la détention de parts dans une étude). Les quatre premières ont eu lieu la semaine dernière. Me Edouard Morel a alors pu « taper le marteau », avec l’objet symbole de la profession que lui avaient offert ses parents. Les beaux jours sont propices à la tenue de ventes sur site pour vider les maisons par leurs occupants ou des héritiers. Il souligne que cela réduit le coût de l’opération, en évitant le déménagement des objets et des meubles. Et ajoute au charme, car on ne sait que peu de temps à l’avance ce que l’on va découvrir.

Le goût pour les beaux objets et les œuvres d’art, les parents d’Edouard Morel le lui ont certainement communiqué à travers les visites de musées et d’antiquaires qu’ils affectionnent. « C’est en effet une passion qui se transmet. Mon épouse, qui travaille dans le notariat, a pris goût à fréquenter les salles des ventes », explique-t-il.  Au plan économique, il constate qu’à l’intérieur du marché de l’art, certains composantes évoluent de façon plus spéculative que d’autres : c’est le cas avec l’art africain, l’art déco, les toiles de grands maîtres, d’une manière générale les œuvres d’art contemporain qui sont médiatisées par les groupes internationaux tels que Sotheby’s et Christie’s. La valeur évolue plus lentement sur les bijoux et elle peut être carrément en chute pour le mobilier traditionnel.

« Plus rares en province, les grosses ventes paient pour les plus petites qui ne rapportent presque rien, mais que l’on réalise dans le cadre de notre mission de service public. Et une bonne connaissance des objets sera nécessaire pour réaliser une bonne vente », souligne celui qui tient à souligner la belle qualité de vie qu’il découvre dans la ville et la région où il s’est installé avec sa famille.

Denis Meynard

Six commissaires-priseurs dans la Loire

Outre les trois commissaires-priseurs de l’étude Carlier-Imbert, qui réalise des ventes volontaires et des ventes judiciaires et qui compte en son sein la présidente de la Chambre nationale des commissaires-priseurs judiciaires (Me Agnès Carlier), trois autres professionnels officient dans le département. Il s’agit de Me Frédéric Brossat, qui effectue des ventes volontaires et judiciaires au sein de la Société stéphanoise d’enchères, de Me Anthony Palais, qui réalise des ventes volontaires au sein de la Maison de ventes volontaires SVV, également à Saint-Etienne. Et de Me Véronique Ingels, pour des ventes volontaires et judiciaires, au sein de Roanne Enchères.
 



À lire également


Réagir à cet article

Message déjà envoyé Adresse e-mail non valide