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Economie - Estelle Rodot, un parcours en béton

Rhône le 15 janvier 2014 - La Rédaction - Actualités - article lu 998 fois

« Le milieu du bâtiment m’était inconnu.

Avant d’y travailler, j’aurais facilement dit que le béton, c’était du ciment ! » Estelle Rodot est honnête et spontanée. Lorsqu’elle termine son stage de fin d’études chez Lafarge Granulats, elle est emballée par cette première approche de la vie active. Pourtant issue d’un milieu exclusivement féminin, elle n’hésite pas quand l’opportunité d’un contrat à durée déterminée dans cette entreprise se présente. « Le hasard de la vie m’a menée dans le béton. J’ai saisi cette opportunité. C’était un défi. » Sans état d’âme, elle arrête ses études et entre chez Lafarge Béton à Lyon, comme assistante commerciale et marketing. Ensuite elle trace sa route, au fil des promotions et des évolutions de carrière dans un monde d’hommes. Un peu surprise, tout de même, au début, lors de ses premiers pas sur le chantier lequel, à son arrivée, subitement se fige… « Il faut faire preuve d’humilité et savoir se faire accepter. Mais aussi assumer ses responsabilités. J’ai réussi à gagner la confiance et à créer un échange de savoirs. » Perfectionniste et exigeante, aussi bien avec les autres qu’avec elle-même, et parce qu’elle aime ce qu’elle fait, Estelle Rodot s’investit pleinement. « Je ne sais pas faire les choses à moitié », déclare cette jeune femme qui fait preuve d’élégance et d’assurance, construisant solidement et sobrement son parcours. Elle devient vite incollable sur les secrets du béton prêt à l’emploi et prend en charge le développement des produits spéciaux au siège lyonnais de l’entreprise.

ÊTRE UNE FEMME : « POUR VENDRE DU BÉTON, C’EST UNE CHANCE »

En contact permanent avec les architectes, économistes, constructeurs de maisons individuelles, paysagistes et applicateurs de chape et de béton décoratif, elle s’impose par sa personnalité et ses capacités. Si elle ne se dit pas carriériste, ses ambitions la poussent cependant à aller voir plus loin, et toujours dans le béton prêt à l’emploi, un produit pour lequel elle a le béguin et dont elle parle presque avec affection. « Ce qui me plaît dans le béton prêt à l’emploi, c’est son énorme évolution. Il suit son époque. C’est le produit le plus frais qui existe, il perd ses capacités au bout de deux heures. » Au retour d’un congé maternité, elle fait un choix de vie et, présageant une future mutation, quitte Lafarge pour le Syndicat national du béton prêt à l’emploi pour lequel elle fait de la prescription. Elle intervient au sein de diverses commissions, notamment le transport, l’écotaxe, les lois sur l’eau ou la ville durable. Là, elle découvre une autre facette du métier. Toujours avec la même avidité et une énergie exponentielle. Et un atout : celui d’être une femme : « Pour vendre du béton, c’est une chance ! »



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