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Ecoles à Grenoble : à quoi servent ces 60 M€ ?

Isère le 21 avril 2017 - Elisabeth Laverdant - Région grenobloise

Ecoles à Grenoble : à quoi servent ces 60 M€ ?
Ville de Grenoble - Il aura fallu un à la municipalité pour identifier les secteurs où concentrer le travail

En 10 ans, le nombre d'enfants scolarisés a augmenté de 25 %. Une hausse spectaculaire qui a conduit la municipalité à travailler sur l'accueil de ces nouveaux élèves. En 2015, un plan écoles était adopté. Aujourd'hui, les premiers travaux engagés commencent à sortir de terre.

Six nouvelles écoles, quatre projets de restructuration de restaurants scolaires, et la garantie d’investir régulièrement dans l’entretien des bâtiments. C’est ça le plan école mis en place par la mairie de Grenoble. Un plan qui fait suite à un constat : les élèves sont à l’étroit dans leurs classes. Un phénomène qui n’est pas nouveau à Grenoble. Avant même que la municipalité ne prenne ses fonctions, des collectifs de parents d’élèves dénonçaient les effectifs surchargés des classes de la ville.

Un plan à trois objectifs

Le plan école a été adopté en septembre 2015 et s’étend sur une durée de six ans. « Nous avons pris un an pour identifier les secteurs en jeu », explique Fabien Malbet, adjoint aux écoles et au patrimoine scolaire. Ce fameux plan comporte trois objectifs. Le premier est de créer six nouvelles écoles d’ici à cinq ans. Le coût prévu est de 60 M € dont 40 M € consacrés aux nouvelles écoles. 12 M € seront alloués à l’entretien et enfin la restauration scolaire se verra doter d’un budget de 8 M €. « Il faut aussi ajouter 5 M € pour la rénovation thermique de certains établissements », précise Fabien Malbet. Les écoles Painlevé, Ampère et Chatin bénéficieront de ces rénovations.

Cette année, tous les regards sont tournés vers l’école Simone-Lagrange dans le quartier Presqu’île. Son chantier sera terminé en octobre prochain. Elle ne pourra cependant recevoir ses élèves qu’en janvier 2018. « En attendant, les élèves seront à Jean-Macé », explique l’adjoint. L’école peut accueillir jusqu’à 14 classes mais en janvier, seulement huit seront ouvertes. En septembre 2018, des élèves de Claude-Bernard grossiront les rangs de la nouvelle école. Prochain chantier ? L’opération « complexe » de Diderot dans le secteur 1. Actuellement école maternelle, l’établissement va se transformer en groupe scolaire. On comptera trois classes de maternelle et cinq classes élémentaires. L’ouverture est prévue pour septembre 2019 pour les maternelles, et septembre 2020 pour les élémentaires.

Ecole publique ou école privée, le problème d’effectif touche tout le monde. Ainsi, Saint-Bruno, située cours Berriat a été rachetée au diocèse par la municipalité. « On va la transformer en maternelle publique », explique Fabien Malbet. Ouverture des quatre classes prévues pour septembre 2019. Le quartier Hoche se dotera, lui, d’une nouvelle école d’ici à 2020 avec 10 classes élémentaires prévues. « Il y a aussi la Zac Flaubert où 16 classes sont prévues », ajoute Fabien Malbet.

La restauration scolaire est également au programme du plan. « Son effectif a augmenté de 30 %. Aujourd’hui 80 % des élèves mangent à la cantine, contre 60 % il y a quelques années », affirme l’adjoint. A la rentrée 2017, les élèves des écoles Léon-Jouhaux, Elisée-Chatin et Sidi-Brahim devraient donc découvrir de nouveaux locaux de restauration scolaire. Les locaux actuels seront réhabilités et des extensions sont également prévues.

Construire de nouvelles écoles c’est une chose. Les entretenir, c’est en est une autre. Le plan prévoit du coup de garantir un investissement récurrent important sur la maintenance des bâtiments.

Elisabeth Laverdant



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