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Eco-construction - La rénovation énergétique souffre d’une mauvaise réputation

Isère le 17 avril 2014 - La Rédaction - Nord-Isère - article lu 1146 fois

Eco-construction - La rénovation énergétique souffre d’une mauvaise réputation
(D.R.)

Tandis qu’une nouvelle ministre de l'Ecologie, du Développement durable et de l'Energie s’installe et replace le projet d’écotaxe au cœur des débats, de nombreux entrepreneurs, une fois n’est pas coutume, se félicitent de l’association entre écologie, développement durable et, surtout, énergie.

Ces professionnels de la rénovation énergétique, de l’énergie verte ou de la construction durable peuvent en effet espérer profiter de cette situation nouvelle et voir se relancer le grand chantier de la rénovation de l’habitat.
Malgré les réformes mises en place l’an dernier pour inciter les ménages, la rénovation énergétique séduit peu. Sur 40 milliards d’euros dépensés chaque année en travaux d’amélioration de l’habitat, un tiers seulement est destiné à une amélioration énergétique. Le reste allant à des considérations esthétiques ou de loisirs. Le potentiel est donc élevé. Les efforts gouvernementaux seront par conséquent importants pour mobiliser cette manne qui permettrait de renforcer l’indépendance énergétique du pays tout en dynamisant un secteur pourvoyeur d’emplois. « C’est un véritable enjeu économique. La rénovation énergétique des logements […] constitue un gisement de création d’emplois, non délocalisables pour la plupart. Pour le secteur du BTP, qui connaît des difficultés économiques, la rénovation serait une nouvelle source d’activité et de commandes », note le think tank, proche du Parti Socialiste, La Fabrique Ecologique.
Ce groupe d’experts propose de changer la manière de vendre la rénovation énergétique : « Il faut sortir de l’idée que l’on ne peut vendre des rénovations énergétiques qu’à des individus convaincus de l’importance des enjeux environnementaux ». Sur le terrain, les entrepreneurs du secteur l’ont bien compris et insistent autant sur l’environnement que sur l’aspect économique de la rénovation verte. Mais le client est aujourd’hui méfiant. « Le consommateur a besoin d’être entouré et rassuré », explique un artisan nord-isérois spécialiste du photovoltaïque. « La confiance est perdue, nous payons les abus des années 2006-2007-2008 ; alors même que le secteur est aujourd’hui assaini».  Sur les salons, les exposants l’affirment de manière unanime : « Il faut prendre des contacts, fixer des rendez-vous, avant d’espérer décrocher un contrat. Les démarches sont plus longues et plus difficiles. »
Capacités d’investissement, maillage d’entreprises, volonté gouvernementale… L’ensemble des acteurs et des techniques nécessaires sont réunis pour permettre une reprise saine du secteur. Reste à savoir si c’est l’initiative privée, l’incitation ou l’obligation de l’Etat qui en sera le déclencheur.

Pierre Silvain



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