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Eaux de Sail-les-Bains : fin de la procédure de redressement

Loire le 15 mars 2017 - Aline Vincent - Économie

Eaux de Sail-les-Bains : fin de la procédure de redressement

Le passif de 650 000 € a été apuré par l'actionnaire qatari du domaine, le Cheikh Abdulaziz Al Thani.

Suite du feuilleton de la SAS du Domaine de Sail-les-Bains placée en redressement judiciaire en juin 2016. La SAQR Qatar, dirigée par le Cheikh Abdulaziz Al Thani, membre de la famille royale du Qatar, a fini par régler l'intégralité de la créance garantissant le remboursement du passif. Celui-ci s'élevait à 650 000 €, dont les créances litigieuses pour 436 000 €. En conséquence, le tribunal de commerce de Roanne a décidé, lors de l'audience du 8 mars, de mettre fin à la procédure de redressement judiciaire.

Reste un trop perçu de 30 000 €. Il permettra de régler les dernières charges de la période d'observation et de solder les frais de justice. Le problème de gouvernance a également été souligné par l'administrateur judiciaire, mais il n'est pas du ressort de la juridiction commerciale. L'unique salariée était également présente à la séance. Sans mission depuis plusieurs mois, elle a indiqué qu'elle se retrouve « sans travail, sans direction, sans contact, sans réponse » et s'interroge sur le paiement de son prochain salaire et le devenir de la société.

Une sortie sèche

Reste à savoir la suite donnée à la société et l'exploitation de ses eaux issues de six sources jaillissant depuis 350 millions d'années ! L'actionnaire avait injecté 13 M€ dans l'acquisition du site et l'outil de production à partir de 2010, avant de cesser tout financement. Après le licenciement en 2016 d'une dizaine de salariés, seule demeurait une personne dans cette usine comme maintenue en coma artificiel. La piste ciblant clairement le créneau du luxe, dont l'hôtellerie-restauration très haut de gamme de la péninsule arabique, s'est soldée par un échec.

Des bouteilles conçues par un designer stéphanois dans l'esprit d'un flacon de parfum, trop coûteuses (prix de commercialisation entre 20 € et 30 €), trop lourdes (1 kg) pour le transport malgré une petite contenance (40 cl) n'ont pas trouvé leur marché, ni en France, ni à l'étranger. Il avait été prévu de produire dans un premier temps 250 000 unités. Le salut pourrait se trouver dans la reprise par un industriel du secteur, mais le propriétaire du site ne veut pas vendre et il est en litige avec le gérant de la SAS Domaine de Sail, Boualem Bensalem, dont il souhaiterait le départ, apparemment sans indemnités.

Aline Vincent



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