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Urbanet prédit une ville connectée mais humaine

Isère le 02 juillet 2015 - Laurent Marchandiau - Économie - article lu 277 fois

Urbanet prédit une ville connectée mais humaine
Laurent Marchandiau - De gauche à droite : Hervé Rivano, responsable de l'équipe Urbanet et Patrice Raveneau, post-doctorant à l'Inria.

Mesurer la mobilité urbaine à travers un réseau de capteurs, et ce, en anonymisant les données. Tels sont les enjeux du projet « Dynamique Urbaine » portée par l'équipe Urbanet de l'Inria Rhône-Alpes et l'Insa de Lyon. Explications.

Depuis 2009, plus de la moitié de la population mondiale vit en milieu urbain. D’ici 2030, cette proportion passera à 60 %. En parallèle, la société et plus particulièrement la ville, se numérisent avec notamment le développement de réseaux capillaires associant différents capteurs et outils informatiques. La banalisation des smartphones, l’essor du Web 2.0 ainsi que les objets connectés transforment peu à peu le paysage urbain pour dessiner la ville 2.0, plus numérique, mais aussi plus en lien avec ses habitants.

C’est sur cette problématique qu’intervient l’équipe Urbanet (pour Urban Networks) associant l’Inria Rhône-Alpes et l’Insa Lyon :  « Notre projet de dynamique urbaine repose sur trois visions complémentaires de la mobilité en milieu urbain : la mobilité des usagers, les objets connectés permettant de mesurer l’activité des personnes et des véhicules dans les villes en visant à remplacer les technologies lourdes actuelles, et des interfaces prédictives afin d’agréger les données recueillies ainsi que de les ordonner de manière pertinente », explique Hervé Rivano, chargé de recherche à l’Inria Rhône-Alpes et responsable de l’équipe Urbanet.

Les enjeux sont multiples. Avec l’évolution des usages, la standardisation des smartphones et des tablettes tactiles, les personnes sont de plus en plus connectées. D’où un intérêt sociologique afin de comprendre comment et quels usages font de leurs téléphones portables afin notamment d’élaborer de nouveaux services. D’autre part, les infrastructures permettant de mesurer la mobilité (et donc de tracer les individus) en milieu urbain s’avèrent lourdes et onéreuses. Au vu de l’accroissement de la population dans les métropoles, le projet vise à réfléchir sur d’autres technologies moins coûteuses s’appuyant sur les objets connectés offrant un maillage plus fin. « C’est l’une des problématiques des villes en voie de développement tel que Yaoundé (Cameroun) qui n’ont pas la capacité financière d’investir dans des solutions lourdes », confie  Hervé Rivano. Autre aspect du projet, l’anonymisation des données afin de préserver la vie privée des utilisateurs. Un challenge de taille !

Laurent Marchandiau

 



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