Fermer la publicité

Du mécénat de compétences à la Côte-Saint-André

Isère le 07 septembre 2015 - Claire Thoinet - article lu 595 fois

Du mécénat de compétences à la Côte-Saint-André
©Apprentis d'Auteuil - Acquérir un métier pour se construire un avenir

Le groupe SGI, présent en France et à l'étranger, va rencontrer prochainement les jeunes de la fondation Apprentis d'Auteuil. Cette journée de mécénat de compétences se veut une rencontre entre deux mondes qui peuvent sembler très éloignés. Pourtant, en échangeant et se rencontrant, c'est une expérience humaine, collective et individuelle, qui se profile.

Pour le groupe SGI, réunir ses collaborateurs pour un temps convivial n’était pas suffisant sans but social. Le mécénat de compétences est un engagement libre de l’entreprise au service d’une cause d’intérêt général. Les salariés, sur leur temps de travail, mobilisent leurs compétences au service des autres.

Une première édition a eu lieu en Belgique. Laurent Nilles, directeur général de la firme, a sollicité la fondation Apprentis d’Auteuil pour renouveler l’expérience. Alors que le groupe œuvre dans l’ingénierie (bâtiment, transport, eau/environnement/énergie) depuis plus de 150 ans, sur des projets de grande envergure, ses ingénieurs experts et administratifs (200 collaborateurs) offriront une journée de solidarité aux jeunes. venant de France, Suisse, Luxembourg et Belgique, ils rejoindront le site Jean-Marie Vianney à la Côte-Saint-André.

Dynamisme, sentiment d’appartenance, cohésion interne, ouverture et rapprochement des mondes économique et associatif dans l’intérêt du bien commun, valorisation des savoir-faire... sont autant de dimensions à activer en entreprise. « Je souhaite redonner du sens à ces journées d'équipe... Offrir une compétence, du sens, du partage, de l’utilité… Impliquer nos collaborateurs dans un projet collaboratif qui œuvre pour la solidarité », explique Laurent Nilles. Lors de chantiers solidaires (jobcoaching, cuisine, jardinage, bâtiment, peinture, bureau d’études…), les collaborateurs apporteront leurs compétences pour soutenir et guider une centaine de jeunes, sans compter le personnel, de la fondation. « Les jeunes ont besoin de comprendre, connaître l’entreprise.

C’est l’occasion d’une ouverture sur le monde du travail, de faire une journée gagnant-gagnant », complète Cristilla Delattre, chargée de communication aux Apprentis d’Auteuil. Les apprenants aux métiers du bâtiment rencontreront ainsi des ingénieurs. Un tel événement contribuera sans doute au parcours de chacun. « Laurent Nilles (…) semble avoir besoin de connaître ce que sont les jeunes aujourd’hui, alors qu’il dirige un groupe énorme », précise-t-elle.

L’abbé Roussel recueille les orphelins en nombre dans les rues de Paris en 1866. Pourtant, la spirale (misère, violence, délinquance…) est la même à leur sortie. L’institution décide de donner un avenir professionnel à ces laissés-pour-compte. La fondation ne porte plus le mot « orphelins », car le public a changé. « Sans formation, un jeune en difficulté ne peut s’en sortir », rappelle Cristilla Delattre. Les obstacles sont d’ordre familial, financier, personnel…

Divers établissements reçoivent les jeunes : maisons d’enfants, de formation (du primaire au secondaire), foyers jeunes travailleurs, maisons des familles, dans le cadre de ses missions : protection de l’enfance, lutte contre l’échec scolaire, insertion professionnelle et accompagnement à la parentalité. L’institution catholique veut porter un regard bienveillant sur ses publics, sans préjuger de leurs convictions pour « faire grandir le jeune humainement, spirituellement, dans le respect de l’autre », complète Cristilla Delattre.

La fondation ouvrira ses portes au groupe SGI, le 25 septembre. www.sgigroupe.com, www.apprentis-auteuil.org, http://rhone-alpes.apprentis-auteuil.org

Claire Thoinet

 

La fondation Apprentis d’Auteuil en Rhône-Alpes et en Isère

En Rhône, Isère, Drôme, Savoie et Haute-Savoie, 30 établissements et dispositifs accompagnent 3 500 jeunes par et leurs familles, en lien avec le tissu local. A la Côte-Saint-André, le site Jean-Marie Vianney compte maison d’enfants, collège et lycée professionnel, foyer jeunes travailleurs, école de production (les jeunes du CAP restauration sont en situation de travail préparant les repas des établissements et cafétéria), centre de formation continue pour adultes. A Grenoble, une maison reçoit les familles pour les accompagner dans la parentalité. Là est aussi le siège de la fondation pour le territoire Isère/Savoie.

(Photo Apprentis d'Auteuil) Le site Jean-Marie Vianney à la Côte-Saint-André
 



À lire également


Réagir à cet article

Message déjà envoyé Adresse e-mail non valide