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DRin 42 : drones de sillage

Loire le 20 juin 2015 - Xavier Alix - Société - article lu 332 fois

DRin 42 : drones de sillage
Ulmelec - Type de modèles en compétition fin juin à Saint-Chamond

Véritable petit centre de recherche sur les drones, promoteur de cette activité pour laquelle elle donne des cours de pilotage, l'association couramiaude Ulmelec organise le dernier week-end de juin une course inédite de modèles directement visible du grand public.

Une première régionale, c’est certain. Nationale, c’est très probable, estime Eric Barré. L’association Ulmelec que préside ce fonctionnaire territorial saint-chamonais, grand passionné d’ULM dont il est instructeur, va organiser une course de drones de petite taille (200-300 mm) directement visible par le public.

La DRin 42 - Drone racing indoor de la Loire - se déroulera les 27 et 28 juin à Saint-Chamond à l’intérieur d’un gymnase. « Jusque là, avec les drones, il existe seulement ce qu’on appelle des “racers“. Le public ne peut voir ces courses que sur des écrans vidéos. Il s’agit avant tout de rendez-vous entre initiés d’associations, de clubs permettant aussi aux entreprises de présenter leur matériel. Nous proposons aussi une course de petits modèles car sinon on sortirait de l’aéromodélisme et il faudrait dès lors, demander une autorisation à la DGAC longue à délivrer, explique E. Barré. Mais notre différence avec les racers, c’est que nous voulons qu’un maximum de public (600 personnes attendues, Ndlr), notamment des jeunes découvrent, grâce aux protections que nous mettrons en place, l’usage des drones. »

Créée en 2014, l’association Ulmelec, 21 adhérents, a l’originalité de cumuler la conception et la modernisation de ses propres modèles (elle en a 9 à elle) et la proposition aussi bien d’activités loisirs autour des drones que des formations de pilotage. Un panel qui commence d’ailleurs à intéresser des entreprises et des collectivités... Dans un contexte où la technologie des drones est en passe de sortir de sa phase « balbutiements », la motivation première de l’association est de faire comprendre aux jeunes ses perspectives certes de loisirs mais aussi et avant tout professionnelles…

Une nouvelle course pour septembre  ?

« On a un vivier énorme de gamins passant leur vie enfermés à utiliser des manettes de consoles de jeux. Ils peuvent en faire une compétence (le pilotage d s’effectue par manettes, avec des lunettes donnant une vision à partir de la caméra qu’équipe le drone, Ndlr) ! Et les métiers ne se limitent pas qu’au pilotage de modèles utiles au BTP. Il y a tout ce qui tourne autour de l’électromécanique, l’électronique, l’informatique etc. Les applications se développent, on parle de drone amphibie désormais. »

Le dernier week-end de juin, la DRin 42 proposera ainsi aux amateurs de drones de venir démontrer leurs talents avec leurs propres modèles sur pas moins de cinq épreuves (adultes et jeunes) différenciées : habileté, pilotage en « FPV », vitesse et obstacles, acrobaties et aussi meilleur design de modèles conçus par les concurrents. Eric Barré n’exclut pas de récidiver dès septembre une nouvelle course. En extérieur cette fois-ci.

SIGNAT : Xavier Alix

Samedi 27 et dimanche 28 juin au gymnase H. Pichon complexe Claudius Rey, quartier Saint-Julien à Saint-Chamond. Entrée Payante grand public à partir de 7 ans : 5 €. Droits d’inscription à la course : 10 €, bulletin d’inscription sur le site www.ulmelec.fr . Rens. : 06 10 27 09 62 ; courriel : contact@ulmelec.fr .

Une « station service » pour drone

Autre projet qui tient à cœur depuis sa création l’association Ulmelec : créer une sorte de « station service » pour ULM électriques dans le Pilat. Une
plateforme autonome avec l’idée d’un hangar équipé de panneaux photovoltaïques dont 20 % de l’énergie servirait à alimenter les batteries et les 80 autres % à « rembourser en 10 ans l’investisseur, précise Eric Barré. Il faudrait 800 000 à 900 000 €. Nous visions au départ la piste de la Jasserie dans le Pilat déjà déclarée à la DGAC et où se posent des planeurs et d’autres engins de vols. Même si ces derniers polluent un peu ce site naturel, ils sont acceptés tandis que notre projet se heurte à l'argument de la préservation écologique des lieux. pourtant, nos engins ne sont pas polluants ! » En attendant de convaincre les politiques, Ulmelec cherche donc un autre site pour son projet qui donc accueillerait toutes sortes d'activités aériennes (formations, tourisme, baptêmes…).



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