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Janine Desvignes retrace la vie du Dr Laurent

Loire le 21 décembre 2014 - Louis Pralus - Roannais - article lu 238 fois

Janine Desvignes retrace la vie du Dr Laurent
« Gilbert Laurent (1857-1937) : médecin ronnais, député de la Loire, conseiller général du canton de Roanne, conseiller

Janine Desvignes réveille une belle figure médicale du Roannais : le docteur Gilbert Laurent. A l'hôpital de Roanne il créa les premiers lits d'accouchement. Il fut député, conseiller général, conseiller municipal et surtout médecin des pauvres.

Ce livre de 140 pages,  illustré de photos d'époque, cartes postales anciennes, peintures,  lettres manuscrites,  est un voyage à travers la Côte roannaise, Roanne et ses faubourgs, l'hôpital, la vie municipale, les campagnes législatives. La vie d'avant la guerre de 1914 et d'après.

Gilbert Laurent fut le premier président de la société musicale des Enfants de la Côte de Saint-André-d'Apchon, son village natal. Il mena une carrière hospitalière à l'hôpital de Roanne où il obtint en 1897 les premiers lits d'accouchement  et  une carrière de médecin libéral, souvent au service des plus démunis  qu'il soignait gratuitement.  Les quatre premiers lits d'accouchement furent réservés aux filles indigentes et abandonnées. Il fut le 1er médecin accoucheur de l'hôpital de 1887 à 1910 et en 1910 il y eut 134 accouchements ! De jour comme de nuit il courait d'un malade à l'autre avec sa calèche et ses chevaux.

Il entra en politique à 39 ans comme conseiller municipal avec Joanny Augé comme maire. Elu député en 1906,  les élus du canton de Saint-Haon-le-Châtel organisèrent en son honneur un grand banquet à l'hôtel du commerce de Renaison. Il sera réélu jusqu'en 1924. Un autre grand banquet sera organisé à Roanne en 1910  par la fédération des comités progressistes avec 1 400 convives pour fêter sa réélection ! Sous sa législature on verra l'inauguration du pont de Villerest, l'aide aux vignerons de la côte, la création de l'Arsenal, l'érection du monument aux morts de 14-18.  Il se retire de la politique à 67 ans et s'installe alors près de ses enfants à Juan-les-Pins  d'où il envoie des mandarines à ses amis roannais. Espérant revenir passer une journée dans sa maison natale de Saint-André-d'Apchon, aux Massons, il ne réalise pas son rêve et meurt à Antibes le 16 août 1937. Ses funérailles sont célébrées à Saint-André-d'Apchon où il repose.

Louis Pralus



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