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Dr Ch. Breton : « La lutte contre le surpoids passe par l'éducation »

Loire le 16 octobre 2014 - Marine Graille - Sciences, Santé, Environnement - article lu 617 fois

À partir de quel moment, une personne est considérée en surpoids ? Nous nous basons sur un indice statistique, approuvé l'OMS, qui s'appelle l'IMC (indice de masse corporel) qui correspond au poids en kg divisé par la taille au carré.

À partir de quel moment, une personne est considérée en surpoids ?

Nous nous basons sur un indice statistique, approuvé l’OMS, qui s’appelle l’IMC (indice de masse corporel) qui correspond au poids en kg divisé par la taille au carré. L’IMC est considéré comme « normal » entre 18,5 et 20, en « surpoids » entre 20 et 25, en « obésité » au delà de 30 et en « obésité morbide » si le chiffre est égal ou supérieur à 40. Il nous arrive également de compléter cette donnée en mesurant la masse graisseuse ou encore le tour de taille d’une personne.  

Il y a des risques liés au surpoids connus du grand public, quels sont les autres risques dont on parle moins ?

Les risques connus sont essentiellement le diabète, les maladies cardiovasculaires ou encore les problèmes liés à une défaillance respiratoire. Le grand public a moins conscience que le surpoids peut entrainer des troubles de la fertilité, mais aussi augmenter le risque d’un grand nombre de cancers (sein, colon, rectum…). Il est également important de rappeler que les personnes dans cette situation souffrent aussi fréquemment de troubles articulaires (arthrose…).

Estimez-vous que le programme national nutrition santé, lancé en 2001, soit efficace ?

Ce type d’action permet de créer une dynamique et cela est plutôt positif. Ce programme a par ailleurs permit une meilleure prise en charge du patient qui, aujourd’hui, est suivi de manière pluridisciplinaire (diabétologue, nutritionniste, diététicien, psychologue, psychiatre…). Je crois que l’éducation alimentaire passe dans un premier temps à la maison puis ensuite à l’école grâce des ateliers pratiques. Néanmoins, je ne suis pas alarmiste. On a coutume de dire que nous prenons le chemin des Etats-Unis mais nous en sommes encore bien loin. Je pense que les déviances alimentaires sont liées à notre rythme de vie qui a beaucoup évolué et qui s’est beaucoup accéléré ces dernières années.

Propos recueillis par Marine Graille



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