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Double débrayage des salariés d'AxleTech

Loire le 14 avril 2015 - Denis MEYNARD - Industrie - article lu 1466 fois

Double débrayage des salariés d'AxleTech
© Denis Meynard

Les deux journées de présence du nouveau PDG, à Saint-Etienne, ont été marquées par des arrêts de travail du personnel.

L’intersyndicale CGT, CFDT, CFE-CGC de l’équipementier AxleTech a organisé des débrayages lundi et mardi à Saint-Etienne, pour exprimer son « refus de l’austérité » au nouveau PDG du groupe américain. La majorité des 265 salariés du fabricant d’équipements de ponts, essieux et boîtes de transfert pour véhicules spéciaux (hors route) ont d’abord débrayé pendant trois heures lundi, au moment prévu de l’arrivée de Bill Gryzenia dans l’usine européenne du groupe.

Face à ce mouvement social commun des trois organisations syndicales, qualifié par elles d’« historique », le comité de direction s’est finalement réuni hors du site, précise l’intersyndicale qui souhaite « une augmentation mensuelle de 40 € pour tous les salariés ». « Au lieu de cela, la direction a décidé d’une augmentation ridicule de 0,7 % des salaires pour 2015, soit 12 € brut par mois pour un salaire de 1 800 € brut, alors que tous les salariés, excepté les cadres, perdent de l’argent à cause du chômage partiel qui dure depuis près de 2 ans, et qui l’an dernier a représenté 55 000 heures et coûté 800 000 € à l’Etat français », a indiqué un représentant CFDT.

« Face à la dégradation du climat social, à l’augmentation des arrêts de travail, de l’accidentologie et des risques psycho-sociaux, notre médecin du travail, qui n’a pas été prise au sérieux par la direction, a préféré renoncer à s’occuper de notre entreprise », poursuit l’intersyndicale. A la suite d’un nouveau débrayage de l’intersyndicale mardi, bloquant plusieurs dizaines de camions, la direction a proposé une rencontre aux représentants des salariés, jeudi, pour évoquer les salaires et le climat social dans l’entreprise.

Bill Gryzenia est quant à lui reparti de Saint-Etienne au bout de deux jours sans les avoir rencontrés. Il a été nommé PDG d’AxleTech fin mars par le nouvel actionnaire Carlyle, qui a acquis début 2015 auprès de General Dynamics ce petit groupe industriel de 650 salariés, présent aux Etats-Unis, au Brésil et en France. A la suite de l’effondrement de ses marchés militaires, le chiffre d’affaires de sa filiale européenne, basée à Saint-Etienne, est passé de 180 M€ en 2012 à 57 M€ en 2014.

Denis Meynard



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