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Distribution - Disparition du discounteur Bimba

Loire le 18 septembre 2014 - Denis Meynard - Actualités - article lu 1879 fois

Distribution - Disparition du discounteur Bimba
A Montbrison, Firminy ou Monistrol-sur-Loire, le changement d'enseigne et de décor était déjà effectif (© Denis Meynard)

Le réseau de boutiques de déstockage, d’articles dégriffés et à prix discount Bimba, basé à L’Horme, a été placé en liquidation judiciaire la semaine dernière par le tribunal de commerce de Saint-Etienne.

La société créée voici 25 ans par Serge Eyrard ne comptait plus que 14 points de vente, soit cinq fois moins qu’à son apogée. Les 44 derniers salariés de l’entreprise, dont le chiffre d’affaires était tombée à 3,1 M€, vont être licenciés.
Bimba figure parmi les premières entreprises de la Loire à avoir bénéficié de la procédure de sauvegarde, en 2007. Cela lui avait permis la validation, en septembre de l’année suivante, d’un plan de sauvegarde étalé sur dix ans. Mais elle n’a pas pu aller au bout, avec le poids du remboursement de la dette. Car la conjoncture est aussi devenue plus difficile sur ce type de marché, après l’euphorie d’une période de qui a vu un important développement de certains réseaux, comme Foir’Fouille (210 magasins), Noz (230 magasins), Gifi (plus de 400 magasins).
« Beaucoup d’efforts ont été faits ces dernières années, des capitaux ont été réinvestis, une partie des magasins ont été fermés, les autres ont bénéficié d’un réagencement », explique Martial Roser, qui a rejoint le fondateur avec les fonctions de directeur général. Il souligne qu’une partie des difficultés de ce secteur d’activités vient du fait que « tout le monde veux faire de tout, notamment la grande distribution ». Dans ses succursales, dont elle était locataires des murs, Bimba revendait essentiellement des articles à petit prix, dits de bazar, d’importation pour la plupart, à l’exception de certains fabriqués dans la région d’Oyonnax, dans l’Ain.

Plan de sauvegarde : « marqué au fer rouge »

Serge Eyrard déclare pour sa part que « lorsque l’on est en plan de sauvegarde, comme en plan de continuation on n’a droit à rien, aucun crédit ou découvert des banques, on est marqué au fer rouge. Donc, si on n’a pas soi-même beaucoup d’argent, on ne peut pas s’en sortir ». Le PDG de la société, dont une partie des magasins étaient en cours de remodelage pour les rendre plus attractifs, sous la nouvelle enseigne Lili Boutic, considère dont que « c’est presque un exploit d’avoir pu tenir sept ans ».

Denis Meynard



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