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Diplomatie - L’aire de la Mer Noire « surpeuplée de conflits »

Loire le 17 avril 2014 - Daniel Brignon - Actualités - article lu 606 fois

Diplomatie - L’aire de la Mer Noire « surpeuplée de conflits »
Oleg Serebrian (D.R.)

Voici un sujet de grande actualité après l’annexion de la Crimée et lorsque des mouvements de sécession se lèvent à l’est de l’Ukraine, convient Oleg Serebrian qui rappelle tout de suite l’importance des tensions dans l’aire de la Mer Noire, traversée par une faille géopolitique nord-sud come en Méditerranée, mais aussi est-ouest entre les Etats indépendants de l’ex-union soviétique et l’Union européenne.


« L’aire de la Mer Noire est la région du monde la plus peuplée de conflits territoriaux, ethniques ou religieux : 42 conflits identifiés, actifs, passifs ou potentiels », relève Oleg Serebrian qui désigne cinq conflits majeurs dont la sécession de la Transnistrie, province de Moldavie autoproclamée indépendante, le conflit de Crimée, « un dossier conflictuel ancien ». Les premières tensions en Crimée en faveur du rattachement à la Russie sont apparues dès l’indépendance de l’Ukraine en 1991, puis à nouveau en 2007-2008, enfin en 2013. Autre conflit sécessionniste, celui de l’Abkhazie et l’Ossétie du Sud, républiques de la Géorgie déclarés indépendantes en 2008. Il cite enfin le conflit ethnique du Karabakh en Azerbaïdjan.  
La tension qui a lieu à l’est de l’Ukraine est alimentée par « la nostalgie de l’empire soviétique perdu. Il a aussi des racines sociales par la crainte que l’on a à Lougansk des conséquences d’une rupture avec la Russie sur l’activité sidérurgique », analyse Oleg Serebrian, qui espère que « le dossier restera dans l’espace diplomatique et ne franchira pas le pas d’un conflit armé », même si ce n’est pas exclu, remarque-t-il : « l’Ukraine dispose d’une armée puissante, et c’est une nation qui a un grand respect de soi-même. »

Daniel Brignon


L’Europe vigilante

Oleg Serebrian salue la réaction de l’UE au conflit ukrainien. « On est plutôt satisfaits, dit-il, même surpris par la position de Bruxelles qui a un message assez déterminé. » Le conseil de l’Europe a pour sa part pris plus récemment une position de sanction envers la Russie en suspendant le droit de vote de sa délégation en son sein, au motif que l’annexion de la Crimée est « clairement contraire au statut du Conseil de l’Europe ».



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