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Deux lauréates pour le Prix Jérôme Baverez

Rhône le 12 juin 2015 - Michel Godet - Avocats - article lu 1183 fois

Deux lauréates pour le Prix Jérôme Baverez
Michel Godet - Les lauréates avec les organisateurs

Cette année, ce sont deux étudiantes qui ont remporté ex aequo le Prix Jérôme Baverez : Sibylle Gustin et Anaïs Coviaux de la promotion Jacques Debray.

Pour la 11e année consécutive, ce prix, créé en hommage au jeune avocat trop tôt disparu Jérôme Baverez, récompense des élèves de l’Ecole des avocats Rhône-Alpes (Edara) de première année pour leur dossier et leur plaidoirie devant un jury de professionnels.

Si généralement ces élèves ont une moyenne d’âge de 26-27 ans, les lauréates 2015 affichent quant à elles 22 et 23 ans, Sibylle étant même la plus jeune de sa promotion. Concrètement sur une trentaine de candidats, six avaient obtenu leur  sésame pour « jouer » la finale, sur le thème « La liberté d’expression des avocats a-t-elle des limites ? »

Très sensible au prestige du prix et à ce qu’il représente humainement, la Lyonnaise Sibylle (Masters 1 et 2, et DIF - droit ingénierie financière à Lyon 3), s’est appuyée dans ses propos de concours sur la plaidoirie de Me Vergès lors du procès de Klaus Altmann Barbie ainsi que sur le récent arrêt CEDH (Cour européenne des droits de l’homme) relatif à l’affaire Morice - France. Surprise, très émue, mais aussi « plus qu’heureuse », la future jeune avocate, qui a eu l’impression de refaire un grand oral, souhaite embrasser le droit des affaires et le contentieux commercial.

Pour sa part, Anaïs Coviaux, originaire de Grenoble, a trouvé dans ce prix un message fort, celui de créer un tremplin pour de jeunes futurs avocats en le dotant d’un stage de référence. Quant à ses propos, Anaïs n’a pas manqué d’aborder la place de l’avocat dans une société démocratique au sein de laquelle on entend plus souvent parler de liberté d’expression chez les journalistes que chez les avocats ! Des réflexions étayées par l’affaire Michel Noir ou encore la suspension d’une année d’un avocat grenoblois pour des propos tenus en audience.

Pour sa part, le bâtonnier chambérien Christian Giabicani, président de l’Edara, a insisté sur la pérennité de ce prix et son importance pour l’école : « Ce prix Jérôme Baverez crée un lien entre les générations, tout en transmettant les valeurs que représente la plaidoirie, avec son aspect de l’art oratoire, par rapport à la technicité juridique du fond ». Et d’ajouter : « Je ne peux être que reconnaissant à l’association des Amis de Jérôme Baverez, représentée par Hélène Baverez et ses enfants, d’organiser régulièrement ce prix qui récompense les jeunes élèves avocats les plus performants en matière de plaidoirie ».

Tous les finalistes ont été récompensés par un livre et les deux récipiendaires par une agréable allocation mais aussi et surtout par un stage de six mois au sein du prestigieux cabinet international d’avocats d’affaires Gyde, Loyrette, Nouel.



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