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Des résistances à la mutualisation ville-agglo stéphanoise

Loire le 25 avril 2015 - Denis Meynard - Collectivités locales - article lu 671 fois

Des résistances à la mutualisation ville-agglo stéphanoise

Des salariés de Saint-Etienne Métropole ont manifesté la semaine dernière le désir d'être mieux entendus.

Le dernier comité technique paritaire (CTP) de Saint-Etienne Métropole, qui avait pour objet la mise en place d’une direction générale commune entre la ville et l’agglomération stéphanoise a été boycotté par les organisations syndicales, qui ont dans le même temps organisé un débrayage au pied de l’immeuble Le Luminis. « Le 13 avril, les représentants du personnel ont dénoncé un passage en force, car il s’agissait du même projet que nous avions rejeté un mois auparavant, sans négociation intermédiaire entre les deux, explique un membre de l’intersyndicale CGT, CFDT, FO. On a voté contre le fond et la forme pour dénoncer la brutalité de la mise en place de la nouvelle organisation, le manque de concertation et de transparence. »

L’accélération de la mutualisation entre différents services de l’agglomération et de la Ville s’explique notamment par la mise en place de la réforme territoriale et les nouvelles compétences qui seront prises au 1er janvier prochain par les collectivités qui veulent, comme Saint-Etienne Métropole, acquérir le statut de communauté urbaine ou de Métropole et de plus grosses dotations de l’Etat. Certains agents s’inquiètent, d’autant que les élus ne sont pas tous favorables à cette évolution de la carte de l’intercommunalité. Ils demandent donc des garanties sur leur charge et leurs conditions de travail, ainsi que sur le service rendu à la population.

Malgré le boycott du dernier CTP de l’agglomération, les points à l’ordre du jour sont réputés adoptés et entreront en vigueur en mai. Il s’agit notamment de la création d’une direction générale commune (avec pour principe des directeurs travaillant à 50 % pour chacune des deux structures qui les emploient) et de son régime indemnitaire. Avec un directeur général des services, Pierre Gey, une secrétaire générale, Véronique Roussel, un directeur général de la communication, Olivier Barbé, et un directeur général adjoint des services aux territoires. Ce dernier, dont l’arrivée est prévue le mois prochain, devrait être Laurent Soulier, en poste depuis six ans dans le Sud-Ouest de la France, au poste de directeur de la communauté de communes de Lacq-Orthez. Il était précédemment le directeur général des services de la Ville de Saint-Chamond.

Denis Meynard



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